cadre_imgTitre2En quelques heures de présentations, assumées comme un écho de la grand-messe de Las Vegas, c'est tout le nouveau visage du web qui a été dessiné. La toile de fond c'est internet bien sûr. Mais le support lui, devient multiple. Les applications riches sont à la fois sur internet mais aussi sur le poste de travail ou sur le mobile. Et la même information doit être disponible partout avec un mot d'ordre : la continuité. On doit pouvoir regarder le début d'une émission à la télé et la fin sur son PC ou son mobile. Il en va de même pour tous les services disponibles ou envisageables.

Parallèlement, l'enjeu n'est plus d'être présent sur internet mais d'y être vu, d'y être "trouvé" (selon l'expression de Dick Lantim). Tous les moyens sont bons pour entraîner les gens (de leur plein gré) sur votre site. Facebook est omniprésent ? Faites des mashups qui reprennent les points clé de votre site et feront de véritables appels d'air vers lui (Popfly). Google est incontournable mais n'aime pas beaucoup les sites multi-média ? Silverlight devient scrawlable (Quand l'agent détecté est un robot ou scrawler, le contenu renvoyé est du pur html, c'est le Silverlight SEO pour Search Engine Optimisation). Vous communiquez via MSN Messenger mais vous aimeriez envoyer autre chose que du texte ? Vous pourrez sous peu envoyer en guise de message des extraits de vidéos glanées sur les web tv (sous forme de cue point).

Enfin, la fidélisation devient primordiale. Après avoir fait venir l'utilisateur, le client, il faut qu'il reste, il faut qu'il adhère (dans tous les sens du terme). Il faut trouver les bonnes affordances (le gros mot n'est pas de moi mais d'Amélie Boucher de People Square). Là est mis en exergue la différence fondamentale entre utilité et utilisable. Si votre site est utile, les gens viendront, si il est "utilisable" (ergonomique) ils resteront. Et il ne faut pas négliger cela. Car à quoi servirait de déployer tant d'efforts et de budget pour sortir ce site dont vous rêviez, dont le marketing rêvait, que vos clients attendaient avec impatience, si après une heure de tentatives infructueuses, les-dit clients repartent insatisfaits, n'ayant pas compris comment ça marchait.

Allez, je ne résiste pas à une petite formule choc offerte pour l'occasion :

RDA + RIA* = RIA**

(* Rich Internet Application, ** Rich Interactive Application)

Cette formule est lourde de sens. Eh oui le focus n'est plus sur internet, il est sur l'interactivité.