Sophiaconf2010 - Android
Par Nicolas FRANCOIS le lundi 5 juillet 2010, 21:34 - Lien permanent
1ère partie : Tout savoir sur l'évolution des 12 derniers mois et de l'année à venir
Aujourd'hui, pour cette 3ème conférance, c'est Arnaud Farine (Fondateur de
eXpertise Android et rédacteur pour le site frandroid) qui débute.
Cette fois ci beaucoup plus de monde dans la salle, 190 personnes
s'étaient inscrites.
1 an d'Android
Pourquoi 1 an ?
Tout simplement parce qu'il y a un an, Arnaud été venu présenter Android à
une conférence ici, à Sophia Antipolis. Cette conférence était assez technique.
Le but de la conférence ce jour, ne sera pas de faire la même, les notions de
base comme qu'est ce qu'un intent, ne seront pas ré-expliquée.
Arnaud commence par rappeler quelques notions sur l'environnement : Qu'est
ce qu'est Android, OHA, market, SDK, STK (Sim Toolkit), ...
La fragmentation commence à se montrer (résolution, matériel, ...). Le
problème de la fragmentation vient des constructeur et opérateur qui souhaitent
personnaliser le système.
Petit rappel sur Android aujourd'hui :
- 160 000 devices vendus par jour
- 70 000 applications
- 48 pays
- 1er système mobile sur internet (attention au chiffre fournit par Admob)
- 190 000 developpeurs
- 59 constructeurs
L'année dernière en juin, alors qu'il n'y avait seulement que 2 téléphones
(G1 fream et le G2 Magic), il y a en aujourd'hui 30 et 20 tablettes. D'ici la
fin de l'année, il devrait y avoir 60 smartphones et 50 tablettes.
Tous les opérateurs s'y sont mis.
Chez Bouygues, les 5 mobiles les plus vendus sont des téléphones sous
Android. Si quelqu'un avait annoncé cela l'année dernière, personne ne l'aurait
cru.
Grosse évolution aussi niveau performance : meilleure résolution, 2 fois
plus de puissance et mais aussi le multitouch.
Sur le plan des applications, la progression aussi a été fulgurante
:
Juin 2009 : 6000 applications (1500 applications par mois) avec des
markets accessible au Etats Unis et Europe
Juillet 2010 : 80000 applications (14000 applications par mois) avec un
market présent dans le monde entier
Les applications google aussi connaissent une bonne évolution : Google
maps, Street View, Google navigation (depuis septembre au US, et depuis peu en
France). Selon Arnaud, Google Navigation est un produit de bonne qualité,
depuis qu'il s'en sert: le Garmin reste au coffre. Ce dernier ne semble
pas inquiet face à ce concurrent, selon eux, car leurs puces sont plus
performantes que celle de téléphone mobile. Garmin devrait sortir un
GPS/Teléphone en alliance avec Asus.
Coté market, depuis l'année dernière, on a vu des android markets qui se
développent et viennent combler les manques du google market (sur le contact
d'un développeur par exemple).
C'est ainsi qu'est apparut un market où il est possible de payer avec son
compte Paypal. Le moyen de paiement est d'ailleurs un des reproches qui
est souvent fait au google market; les utilisateurs préféreraient une
facturation opérateur. Au US, T Mobile l'a fait, et en France, Orange travaille
dessus.
Améliorations des versions
Avec les différentes versions d'Android, sont venus leur lot de nouveautés
et d'améliorations pour l'utilisateur mais aussi pour le développeur.
Donut
| Utilisateur | Développeur |
|---|---|
|
|
Eclair
| Utilisateur | Développeur |
|---|---|
|
|
Froyo
| Utilisateur | Développeur |
|---|---|
|
|
Bilan des évolutions : en 2009, 4 versions et en 2010, 3 versions.
Ce rythme est jugé trop rapide de la part des acteurs qui n'ont pas le temps
d'intégrer leur modifications avant qu'une nouvelle version ne sorte. Pour y
remédier, Google a décidé de limiter les versions à une par an.
Les chiffres donnés par Google sur la répartition (à savoir 50% d'Android
2.1 en juin 2010) sont ils représentatifs du marché français ? Arnaud
en tant que responsable sur Frandoid, avait lancé une grande enquête. Il
semblerai ainsi qu'en France, il y ait 60 % de version d'Android 2.1
Et dans 1 an ?
Arnaud précise qu'il ne posséde que peu d'information à ce sujet, et pour
ses prévisions, elles sont liées à son expérience et sa boule de cristal.
- Android 3.0 : nouvelle IHM,
- 150 000 applications
- 3 ou 4 ème OS smartphone et 1er OS sur les tablettes
- Diminution de la fragmentation,
- Nouveau matériel : TV, set top box commercialisé
- Google voice accessible en Europe
- Apparition de matérial 3D, de la vraie 3D sans lunettes
- Payement applications sur la facture opérateur
- Arrivée d'un ADT1.0
- Intégration du NDK dans le SDK, aujourd'hui c'est assez rébarbatif
- Plus d'accès au matériel via HTML5
- Présent dans les cursus d'écoles d'ingénieurs / université
Et pour finir, il note que le marché à changé au niveau de professionel.
En 2008 personne ne savait ce qu'était Android.
Depuis fin de l'année dernière , la tendance s'est
inversée, beaucoup de demandes de développements, consultating de haut niveau,
...
L'année dernière, alors qu'on demandait des portages d'application Iphone
pour Android, maintenant, on rencontre de plus en le contraire :
on développe d'abord une version Android avant de voir pour d'autres
OS.
La présentation finie quelques questions de l'assistance :
- Les markets alternatifs ne risquent ils pas de créer de la
fragmentation ?
Non car c'est les même applications. De plus, ils sont réservé à une élite d'utilisateurs pour le moment. - Quelle est la position de ChromeOS par rapport à Android ?
ChomeOS est prévu pour les laptops, ce n'est pas les mêmes usage.
2ème partie : Retours d'expériences
GridPocket
C'est Filip Gluszak, CEO & co-founder de GridPocket,
qui commence.
GridPocket est une start-up visant à offrir une aide à la maitrise de la
consommation énergétique. Leur solution s'intègre dans la
mouvance des compteurs dit intelligents et ont choisi Android. Le but de leur
application mobile est le suivi de consommation, l'analyse de l'impact
environnemental et les alertes état du réseau.
Avec des besoins initiaux qui étaient : la nécessité d'avoir un prototype
rapidement, de démontrer l'interet de l'application aux clients et
investisseurs et de préparer des trials avec des clients; ils ont donc
choisi Android pour son nombre d'utilisateurs en grande croissance, une
flexibilité en terme de programmation que IPhone et une différentiation par
rapport à IPhone (leur donnant ainsi une avance technologique).
Leur bilan est très positif malgré quelques reproches :
- Emulateur peu efficace en lignes de commandes
- Pas de multitouch jusqu'à présent
- Performance SQLite limitée (getCount() très lent par exemple)
- Message erreur utilisateur peu efficace, difficile de débugger avec
- STK très limité
- Problème UI qui ont été résolu en passant en 1.6
Orange Labs
C'est maintenant au tout de Philippe Gilbert, Ingénieur R&D Orange
Labs.
Un des utilisation que Orange Labs a pu faire avec Android est une
interface pour le monitoring de bundles OSGI dans des devices livebox. Ils
possédaient déjà une telle application mais sous forme web. Leur interrogation
était de savoir comment l'application pourrait se porter sous Android
?
Leur interface web n'était pas portable en tant que tel.
Ils ont ainsi du refondre l'interface graphique en utilisant des
composants graphique Android et des appels avec des services REST pour la
communication coté serveur.
Au final :
- 10 000 lignes de code
- 4 Activities
- 1 mois et demi de développement pour une seule personne (code, test et intégration)
- Application full java
- Utilisation d'api REST
- Internationalisation
Les conclusions qu'ils tirent de leur développements :
Forces :
- Réutilisation composa,te et app java, pas de scenar de rupture
- Intégration + ue du ndevde composant
- Bon support (forum, blog, ...)
- Bonne intégration à Eclipse
Faiblesses :
- Il faut un peu de temps pour se familiariser avec les concepts de développement Android
- Recompilation de bibliothèques externes qui devient difficile lorsqu'il y a beaucoup de dépendances (ex SOAP)
- Peu d'outils
Tendances intéressantes
- html 5
- Automatic update + bug report
- Entreprise API
SAP
Et pour finir, Laurent Gomez et Stéphane Dupin, d'un département
R&D de SAP.
Une de leur utilisation a été une application de prévision de
consommation (énergetique, eau, ...).
Pourquoi avoir choisi Android ?
Parce que ça leur a eu l'air l'air sympa, communauté grande,
plateforme ouverte.
Ils sont satisfait du mode émulateur qui leur procurait des performances
égales à celles de leur device HTC Hero
Eux aussi trouve l'utilisation de lib externe peu pratique et niveau
composant regrettent l'absence de composants de type charts.
Pour la communication avec le monde extérieur, les appels REST leur ont
très bien convenu et recommandent cette manière de procéder.
Leur conclusion et que Android est prometteur mais encore jeune mais
qu'il continue a développer dessus.
