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jeudi 1 avril 2010

Microsoft prépare LinqToGoogle et LinqToHadopi

LinqToGoogleprogramming-microsoft-linq-to-google

Le framework .NET 4.5 contiendra quelques ouvertures à l'open source. On notera par exemple l'apparition de GOData pour Google Open Data, la synthèse de Odata et de GData tant attendue (même si on ne sait pas trop par qui). Mais la vrai nouveauté est l'ouverture tous azimut de la technologie Linq, avec notamment LinqToMySql, LinqToITunes, et LinqToGoogle pour attaquer directement les recherches Google depuis la CLR (enfin sauf en Chine).


LinqToHadopi

programming-microsoft-linqtohadopi Devrait aussi apparaitre une version spéciale préparée par Microsoft France : LinqToHadopi. Un module directement relié à Paypal et à Bercy et vous permettant de faire des requêtes sur vos MP3 favoris en toute légalité.

Deux livres sont déjà en préparation en tout cas :

vendredi 18 décembre 2009

La communication, entre efficacité et complétude : L'échelle d'humanité

Communiquer pour le projet.

Dans des projets où parfois les acteurs sont distants, la communication est un facteur déterminant de succès ou d'échec. C'est même l'élément essentiel du projet. Mais de quelle communication parle-t-on ? Dans le cadre d'un projet, la communication doit couvrir :

  1. La Connaissance.
  2. Les Statuts.
  3. Le Ressenti.


Le formel et l'informel

Le DDD introduit la notion d'Ubiquitous Language, ce langage défini et partagé par les différents acteurs du projet. Je voudrais ici mettre l'accent sur l'optimisation des échanges. Comment fait-on pour être sûr que l'information est bien partagée, qu'elle l'est dans son entier et qu'elle l'est à temps ? Sachant que dans la communication, il y a des données intangibles, certes, mais aussi des données informelles où rentre le subjectif, le ressenti. Le daily scrum permet d'échanger cette seconde catégorie d'information. Et c'est indispensable. Par exemple, si on ne communique pas, on ne perçoit pas les frustrations à temps et on se retrouve face à des problèmes de turn-over.


L'acteur et son texte

Vous préférez voir un film ou lire son scénario ?

On est tous d'accord pour dire qu'un projet n'irait pas très loin si les gens se contentaient d'en discuter autour d'un café, sans jamais échanger autre chose que des impressions, des bons mots et des généralités. Mais à l'inverse, parieriez-vous sur l'avenir d'un projet, où les acteurs ne se voient jamais mais s'envoient des tonnes de fichiers Word ? Personnellement, je n'y mettrais pas un Euro.

La communication informelle, qui profite de la complicité s'installant entre l'émetteur d'une information et ceux auxquels elle s'adresse, passe par le visuel et l'auditif. Il y faut un peu de spectacle, pour que l'essentiel soit retenu. On parle alors du Body Language, on y retrouve les notions d'empathie, de synchronisation. Je préfère dix fois aller voir David Chappell dans sa présentation sur Azure et sur le Cloud, que lire son livre-blanc sur le même sujet. Je préfère aussi traverser le bâtiment, et aller échanger avec un collègue, de vive voix, plutôt que d'attendre sa réponse à mon mail. Pas un leader, aussi bon soit-il, ne fera passer sa vision dans un mail, un article, une news. Ce sont de bons supports, pour tracer et conserver mais ce ne sont que des supports. Et la communication sans le communiquant, c'est un peu le plat sans le cuisinier. C'est du Picard. Ce n'est pas forcément mauvais mais servi comme ça, c'est froid.


Entre trop et trop peu

Il y a quelque chose qui ressort de l'observation des échanges entre personnes, c'est la relative proportion inverse entre la quantité de données échangées et la perception qui en est faite. Si je vous dis : "Le projet est mort". Le message est clair, on aura tous compris qu'on peut rentrer à la maison. Si je vous envoie un document de 758 pages de diagrammes, de tableaux, de bilans, d'analyses d'experts et si dans un élan de professionnalisme rare, vous allez jusqu'à le lire, n'allons pas jusqu'à dire "en entier", vous en sortirez confus, désorienté, partagé, vous demandant si on a juste essayé de vous beurrer les lunettes ou si votre intelligence commence déjà à décliner. Voyez, rien que cette phrase. Il vous a fallu la lire deux fois, non ?


L'échelle d'humanité

Partant du constat de cette proportion inverse, je me suis amusé à essayer de situer sur un rapport entre la quantité de données échangée et leur perception, les différents médias utilisables dans le cadre d'un projet. Et voici de que ça donne :

HumanityScale

Reprenons le diagramme, dans l'ordre de lecture.

  • Le face à face a le meilleur degré de perception possible, de partage, avec un volume utile d'informations limité.
  • Le live-meeting (écran et web-cam interposés) perd juste un peu d'humanité.
  • Le téléphone est un peu en retrait car on perd l'information visuelle donc une bonne part de la communication informelle.
  • Le chat (IM) permet d'échanger plus de données puisqu'il est écrit, tout en restant "dans la discussion" donc de garder un fort aspect humain. Il offre aussi un bon équilibre entre rapidité et pertinence dans la réponse.
  • Le mail est plus factuel, il prend note, il prend date, il permet de tracer la transmission. Mais il perd en spontanéité. Il devrait être réservé soit à des réponses plus construites ou pour les aspects intentionnellement plus formels ou officiels, souvent nominatifs, comme un bon rappel à l'ordre ou une félicitation.
  • Le blog et son flux RSS restent vivants, tout en fournissant un somme importante d'informations actuelles, à jour. Ce sera le pouls du projet. Il peuvent donner l'état des builds, les infos générales de la vie du projet, ses grandes étapes, événements ou incidents.
  • Le Wiki, outil essentiel de tout projet, devrait contenir l'ensemble des informations du projet. Et comme il est collaboratif, il garde aussi un aspect humain encore perceptible. Il décrira les pratiques et les procédures du projet. Il garde en somme tous les sujets statiques du projet quand le Blog reçoit les sujets dynamiques.
  • La documentation classique elle, est au maximum pour le volume de données mais c'est le degré zéro de l'échange humain.


J'ai omis à dessein deux outils, pourtant très prometteurs, même au niveau projet, que sont Wave et Twitter. La raison est simple, je n'ai encore aucune idée de l'endroit où les placer. Mais je ferais une petite piqure de rappel, quand j'aurai soigné cet aspect de communication virale.


Voulez-vous réussir ?

Alors, lequel de ces médias utiliser ? Si vous voulez vraiment que votre projet avance, vous n'avez pas le choix, il-vous-les-faut-tous !

Chaque média a son objectif et son cycle de vie, chacun doit avoir son cadre d'utilisation et ses limites établies. Certains sont là pour aider à s'y retrouver, d'autres favorisent l'esprit d'équipe, d'autres encore permettent de guider la troupe. Vous voulez prendre le risque de vous passer de l'un de ces médias ?
Préférez-vous alors :

  1. Que les gens soient perdus ?
  2. Qu'ils se détestent ?
  3. Ou qu'ils ne sachent juste pas où aller ?

Un camionneur peut se passer de cartes, de CB (l'éméteur radio, pas le moyen de paiement) et de GPS. Mais entre nous, c'est une économie de courte vue ! Aujourd'hui, on a tous les outils pour organiser et optimiser un flux d'informations efficientes. Et là où certains y voient des gadgets, osons y voir le panel d'outils indispensables et sinon une garantie de succès, en tout cas des alliés sûrs et fidèles sur la route qui y mène.


Think Big, Start Small

En supposant que vous avez le téléphone et un ordinateur relié au réseau (sic), installer un wiki prend 5 minutes, un blog 5 de plus. S'abonner à un flux RSS prend 30 secondes. Installer un outil de Chat prend bien 10 minutes. Alors mis bout à bout, tout ça prend donc 20 minutes et 30 secondes. Ce qui est plus long, c'est le temps d'adoption par tous les acteurs des outils et de leurs avantages. Il y en a bien encore aujourd'hui qui résistent au téléphone portable ! Faites-vous l'évangéliste de vos outils. Les convertis seront nombreux.

Bien sûr, il faudra éviter la redondance, qui est source d'incohérence. Par exemple entre la documentation classique et le Wiki projet. Mais une fois encore, ces deux médias ne visant pas les mêmes acteurs, ils ne devraient pas contenir les mêmes informations et ce, de façon naturelle. Et puis la redondance, c'est déjà un problème de riche. J'ai l'impression de conseiller à un acheteur de bateau, de faire attention à la taille du mât pour passer sous les ponts ou que le bateau ne soit pas trop grand pour entrer dans le port, quand ce qu'il veut, c'est traverser la rivière. Il sera toujours temps quand les outils seront là et utilisés, de veiller à ne pas trop les utiliser (sic).

Et puis il ne faut pas hésiter à faire "signer" une charte de bon usage des médias de communications, pour mettre d'accord tout le monde sur le périmètre de chaque média, ce qui peut y être échangé, ce qui ne le peut pas. Ne cherchez pas trop, elle est juste au dessus.

Je ne sais pas si on est déjà dans le Web 4.0 ou encore dans le Web 3.0 mais ce que je sais, c'est que les outils du Web 2.0 peuvent vous aider dans vos projets. Alors, prêts à communiquer ?

vendredi 9 octobre 2009

Azure : Prepare to be a part of it

Sun Rise On ISSPourquoi donc un titre en anglais ? C'est la phrase de David Chappell concluant sa magnifique présentation de la plateforme Azure et du cloud computing en général, qui a eu lieu hier au palais des sport d'Issy les Moulineaux pour les Microsoft Days.
David Chappell est un orateur et un visionnaire hors pair, jusque-là rien de nouveau. Le cloud computing est un sujet brûlant, jusque-là rien d'étonnant. Microsoft mise beaucoup sur Azure, sa plateforme Cloud et ce n'est pas un scoop. Mais le mélange des ingrédients tient de l'alchimie parfois et peut offrir un plat rafraichissant et pimenté à la fois. Je me permets cette image, lui même ayant démarré sur une apologie de la cuisine française. Car en bon orateur il est arrivé en courant et a commencé par une plaisanterie (deux en fait). La présentation s'est déroulé ensuite comme un combat de boxe, ne laissant pas un instant de répit aux auditeurs, suivant un plan simple et efficace : description; scénarii, comparaisons. Je n'ai vu personne bailler. Franchement, si le sujet n'avait pas été captivant en soi, il fallait venir juste pour le jeu d'acteur. Une vraie leçon de communication qui n'avait rien à envier de celle de l'avant veille par un orateur hors norme lui aussi, Steve Balmer. Mais passons: assez parlé du flacon, attaquons tout de suite l'ivresse, enfin je veux dire le contenu.

A new world is unfolding!

(ça devient une habitude!) Quel est donc ce monde nouveau en train d'émerger ? Le Cloud. La 6ème révolution informatique: après le Mainframe dans les années 60, le PC dans les années 70, les PC en masse dans les années 80, les serveurs dans les années 90 et la technologie mobile dans les années 2000, voici l'ère du nuage.

Alors qu'il y a quelques mois encore tout le monde était plus ou moins dubitatif sur la rapidité d'adoption, chacun attendant que l'autre se lance et se casse les dents éventuellement, aujourd'hui il n'est plus possible de douter de l'ampleur du phénomène et la courbe d'adoption parle d'elle même (selon Gartner qui est plutôt fiable en général). En clair: la course est lancée et ceux qui sont assis seront en retard. Je parle ici des éditeurs, car pour eux les places seront chères. Et ce n'est rien de le dire, un data-center pour le cloud, c'est au bas mot un demi milliard de dollars, mais surtout c'est un pari qui ne peut reposer que sur une vrai capitalisation technologique et d'image qui ne s'improvise pas. Ne pourra pas ouvrir un "cloud" qui veut. Amazon a pu se lancer parce qu'il était le premier. Et c'est d'ailleurs une première dans l'histoire des technologies de l'information et sans doute une anomalie sympathique. Mais il y a peu de chance que le phénomène se reproduise à présent.

It's here !

Pour les entreprises, l'urgence est moindre. Mais les opportunités sont énormes et les manquer serait une erreur stratégique. Le cloud computing est une réponse à beaucoup de blocages insurmontables jusque là. Les exemples sont innombrables. De la start-up qui n'a pas les moyens de se payer un service IT, à l'équipe d'une grande entreprise qui préfère éviter d'y faire appel, à son service IT. Des pics de charge journaliers d'une entreprise moyenne ouverte le jour mais finalement pas la nuit (comme beaucoup d'entreprises on en conviendra), à l'envolée brutale à la Twitter, en passant par les montées en charges saisonnières au fil des campagnes marketing, des rencontres sportives, des élections. De ceux voulant des espaces de stockage à des prix défiant toute concurrence, à ceux qui souhaitent exporter des calculs très gourmands mais limités dans le temps. Les raisons sont toutes bonnes pour tâter du nuage. Et quant au pricing, la difficulté qu'il y a à comparer les services entre eux et avec les solutions on-premise (chez soi en somme) démontre une chose, c'est qu'il n'y a pas d'écart délirant et que le choix ne portera vraisemblablement pas sur ce critère.

De nouvelles menottes ?

Certains y voient un nouvel emprisonnement. Une fois dans le cloud, qui pourra assurer que l'on peut en revenir. C'est une question pertinente mais qui a déjà ses réponses. Tout d'abord, si SalesForce a clairement fait le choix de l'enfermement, par un système très propriétaire, Amazon, Google et Microsoft jouent plutôt la carte de l'ouverture et de l'interopérabilité. Les uns sont en Java ou en python, les autres en .NET, PHP ou autres, sur des plateformes connues. Il est facile de porter une application sur ces plateformes, il sera facile de les en retirer. Ensuite, du fait de cette compatibilité "raisonnable", les prix sont assurés de ne pas s'envoler une fois la courbe d'adoption jugée suffisante par les éditeurs.

Certains y voient la mort des fournisseurs. Mais ceux-ci restent la source de revenus principale d'éditeurs comme Microsoft, qui n'aurait aucun intérêt à tuer cette manne. Il y a donc plus probablement à prévoir une cohabitation serrée mais possible.

Et revenons aux start-ups. Comme l'a joliment fait remarquer David Chappell, qu'est-ce qui caractérise le plus souvent une start-up ? L'échec. "Je plaisante bien sûr" a dit M.Chappell (il a dit "je plaisante" au moins une douzaine de fois, à chaque fois en glissant des vérités plus sensibles les unes que les autres). Mais le fait est: la très grande majorité des Start-up échoue avant de rapporter la queue d'une cerise. Le rapport avec le Cloud ? Allez, encore une phrase dans le texte : "with the cloud, if it fails, it fails fast". Quitte à sombrer, autant que ce soit rapide et sans frais supplémentaire. Ca donne plus envie de prendre des risques non ? Alors que la crise financière a plombé indubitablement les velléités des business angels, le cloud va donner un coup de fouet aux créations d'entreprise, c'est un pari que je suis prêt à prendre.

Facile et pas cher !

Pour les aspects techniques, je vous laisse consulter le livre blanc sur Azure du même David Chappell, qui est déjà disponible en anglais et en français et qui a servi de fil conducteur pour la partie technique de la présentation. Je ne m'amuserai pas à parodier ici un plan assuré et efficace. Mais un bref résumé laconique et simpliste : à moins que votre application ai besoin de droits administrateurs pour tourner (auquel cas passez votre chemin et orientez-vous vers Amazon ou SalesForce), le portage se fera en un clin d'oeil.

Pourquoi hésiter, alors ? Oui, pourquoi. La question n'est plus tant de savoir si l'on prend le train que de savoir à quelle heure. Et admettons, ce qu'on apporte avec soi pour le premier voyage. N'allons pas tout déménager en une fois. Laissons la confiance venir avec le temps. Mais ne manquons pas un beau voyage. Il faut faire partie de l'aventure. Be a part of it !

Alors une petite dernière pour la route :

It's up to you

Quelques livres blancs (dont celui cité) : http://www.microsoft.com/azure/whitepaper.mspx

Le blog du maître : http://www.davidchappell.com/blog/

vendredi 12 juin 2009

Retour sur le 1er Cloud Camp Paris

myCloud Hier a eu lieu le premier Cloud Camp Paris. Cet événement a rassemblé une petite centaine de personnes intéressées par ce phénomène encore trop peu connu et pourtant incontournable. C’était un Bar Camp au détail près du sponsoring affiché de 6 sociétés venues vendre leur produit et leur expertise :

  1. Sun a vendu son entrée dans le Cloud. C’était le sponsor officiel. On va pas se plaindre de la présence de sponsor, le buffet était super, là où l’on a à peine droit à une part de pizza d’habitude…
  2. DAAS a vendu sa vision, le Datacenter as a service, offre de très bas niveau s’adressant principalement aux fournisseurs de services. Ils proposent aussi une offre originale de datacenter privés.
  3. “Run My Process” qui se veut le “man in the middle” qui fait du Workflow as a service, de l’integration as a service, soit du BPM fournit en SaaS (j’adore ces acronymes donnés en grappe, je suis sûr que je viens de perdre la moitié de mon auditoire là…)
  4. Right Scale qui propose une plateforme de management du cloud.
  5. Orange Business Services
  6. Zeus qui font du “Application Delivery Software” sur le Cloud

CloudCampPourquoi j’ai fait une telle liste moi ? Je vais même pas toucher un centime… Ah oui, disons que maintenant on voit bien qu’il y a des acteurs sérieux sur le sujet et que l’on risque d’en parler de plus en plus. Enfin, qui a encore besoin de s’en convaincre ?

J'ai appris au moins une chose au cloud camp paris : on peut faire du profit sur le Cloud dès aujourd'hui. Voici une liste non exhaustive des façons de faire des sous grâce au Cloud. Elle est en anglais, désolé mais c’est comme ça que ça nous a été servi et je trouve ça plus parlant tel quel :

  1. Get on the cloud (Might Side, enfin c’est ce que j’ai lu…)
  2. Connect applications (Run My Process)
  3. Monitor the cloud (Hyperic, Spring-Source)
  4. Create a cloud (3 Tera, Eucaliptus, A-Server)
  5. Advertising (Google)
  6. Cloud Readiness Audit (Cap Gemini)
  7. System administration (Cloud Watchers)
  8. Automate the Cloud (Right Scale)
  9. Move Data the Cloud (Jungle Disk)
  10. Meter the Cloud (Dev Pay)
  11. Image creation/support (Cohesive FT, RPATH)
  12. Video Streaming (WONZA)
  13. Human resources for "Mechanical Tasks"

PessimisticOn est très loin de l'idée que le Cloud est pour les start up. Certe, il est pour elles un eldorado ! Mais on voit dans la liste des business models qui ne sont pas à la portée du premier venu. Il faudra plus que quelques millions d’Euros pour créer un Cloud, soyons clairs. Mais certaines idées géniales sont nées avec le cloud qui n'auraient pas pu voir le jour sans lui.

Et pour le développeur un mot d'ordre : "New delivrey model". C’est là où il va falloir être vigilants. Le métier de développeur va être un peu secoué. Par exemple, le modèle relationnel pour le stockage des données n’est pas idéal sur le nuage. Il pose vite des problème de scalabilité. Il faut repenser la persistance. Et surtout ne pas croire le marketing qui s’adresse aux développeurs et qui tente de leur faire croire qu’ils vont développer la même chose mais sur le nuage. Une application doit être pensée en amont pour être portable sur le Cloud. Ce n’est pas pour rien que Cap Gemini vend de l’audit de “Cloud Readiness” et cher en plus. Je sais que je me répète mais, un développeur qui a l’intention de le rester devrait déjà plonger dans le Cloud pour ne pas être perdu dans 5 ans. 

Un seul regret, l’absence de Microsoft dans les invités, même si on a parlé d’eux forcément, mais bon on se refait pas, j’aurai bien voulu voir Azure. Enfin c’était Sun qui invitait alors…

Stay tuned, ce ne sera pas la dernière fois qu’on parle du Cloud ici et j’espère que tout le monde aura compris l’ampleur du sujet.

Et merci à Institut-telecom pour leur accueil et leur belles salles.

http://blogs.sun.com/EricBezille/entry/cloud_camp_paris_le_11

http://www.cloudcamp.com

mercredi 22 avril 2009

Un aperçu de Silverlight 3

Laurence Moroney a sorti à l’occasion du Mix09 un ouvrage sur les nouveaux aspects de Silverlight 3 : “First Look: Microsoft Silverlight 3”. Une version PDF en donne un avant gout en livrant 3 chapitres. Cela parle de transformations de type perspective, qui simulent des rotations 3D; des nouvelles fonctions de facilitation d’animation, qui aident grandement pour la création d’animations complexes mais fluides; le support des vidéos au format H264; les Pixel Shaders, ces instructions jusque-là réservées à WPF qui s’exécutent directement dans le processeur graphique, donc très rapides; l’exécution des applications Silverlight hors navigateur; l’ouverture de la sauvegarde de fichier en dehors du “isolated storage”; et le binding d’éléments de XAML. Le pdf fait 23 pages et se lit comme une nouvelle d’Edgar Poe, donc : bonne lecture à tous.

Le pdf : http://go.microsoft.com/?linkid=9654953

La présentation du pdf par son auteur : sur les blogs msdn

La présentation par Christophe Lauer : msdn aussi

jeudi 16 avril 2009

2010, nouveau chiffre d'or pour Office

logoMarque2 C’est annoncé depuis hier, la prochaine vague de produits Microsoft Office portera le doux nom de 2010. On sait donc à quoi s’en tenir pour leur date de sortie. Il y aura tous les produits tournant autour de la suite Office :

  • La suite Office 2010 elle-même,
  • Exchange 2010 (livré second semestre 2009),
  • SharePoint Server 2010 que l’on attend impatiemment,
  • Visio 2010,
  • Project 2010 (en Technical Preview au troisième trimestre 2009)

Il semble attendu de réelles améliorations pour SharePoint 2010. Et pour la gamme, dans son ensemble et en tant qu’ensemble, un vrai soucis d’interopérabilité, mot très à la mode depuis quelque temps mais vrai soucis des clients et des développeurs. Le travail collaboratif est plus que jamais à l’honneur. Il faut faire parler les applications entre elles et faire circuler l’information sans que ça soit un casse tête.

Annonce officielle du 15 avril : http://www.microsoft.com/presspass/features/2009/Apr09/04-15Office2010.mspx

mercredi 15 avril 2009

Resharper 4.5

resharperLe célèbre outil qui s’ajoute à Visual Studio sort une nouvelle version. Il est toujours le meilleur à mes yeux pour l’analyse de code, le refactoring, le nettoyage de code, la génération de bouts de codes. C’est un must have pour tous les projets d’envergure. La nouvelle version inclut pas mal de nouveautés. Il faut aller voir:

http://www.jetbrains.com/resharper/

samedi 4 avril 2009

SharePoint Designer Gratuit.

SharePoint Designer 2007[2] C’est un peu la technique de l’hameçon. Dans cette époque, où le mot “gratuit” fait office de slogan marketing, mieux vaut offrir au client ce qui lui semble coûteux à lui et qui ne rapporte finalement pas grand chose. Un IDE ou un outil de design n’a jamais donné un retour sur investissement énorme en lui-même. C’est la raison pour laquelle Eclipse a toujours été gratuit. Ce qui rapporte vraiment ce sont les licences serveurs, bien entendu. Et des outils de développement gratuits, ce sont des développeurs qui testent l’outil, montent en compétences dessus, prennent des habitudes, des réflexes et deviennent les meilleurs ambassadeurs de la marque. Et les managers sont souvent plus influencés qu’on ne croit par leurs développeurs ou designers, surtout si ceux-ci sont enthousiastes.

Cette offre, c’est donc une façon de promouvoir l’outil SharePoint dans son ensemble, en courtisant les développeurs. De la même manière, Windows SharePoint Services est fournit gratuitement avec Windows Server et vise cette fois les administrateurs. On l’utilise, on y prend goût et puis on s’aperçoit des améliorations réelles qu’apporte MOSS, qui lui, est facturé au processeur. Il y en a pour tout le monde et tout le monde est gagnant.

Alors, à quand Visual Studio ou la gamme Expression gratuits ?

A télécharger sur : http://www.microsoft.com/downloads/details.aspx?displaylang=en&FamilyID=baa3ad86-bfc1-4bd4-9812-d9e710d44f42

Q&A sur ce changement : http://office.microsoft.com/en-us/sharepointdesigner/HA103607621033.aspx

jeudi 2 avril 2009

Fin d'Encarta

encarta2009 La concurrence n’est pas toujours bonne pour tout le monde. Dans le domaine des encyclopédies en ligne, le prix a déterminé la fin du combat. Le gratuit a gagné. Est-ce bien le meilleur qui l’a emporté ? C’est loin d’être aussi sûr. Dans le produit payant, les articles étaient tous vérifiés et a priori fiables. L’information libre triomphe mais elle traine avec elle le pire comme le meilleur.

La vision de Microsoft est que l’information doit être accessible à tous dans le monde: “Chez Microsoft, nous pensons que chaque être humain sur la Terre doit pouvoir accéder à des ressources éducatives de qualité. C’est notre vision”. Microsoft s’adapte comme toujours au monde qui l’entoure. Peut-être un peu plus douloureusement cette fois.

Ils donnent en tout cas raison au modèle gratuit ou libre. Mais c’est tout le paradigme de l’information qui est en cause. A l’heure où le Quid a abandonné sa version papier du fait de la baisse des ventes, les dictionnaires ne font plus recette parce que l’on peut trouver des définitions d’à peu près tout en tapant des termes approximatifs dans des moteurs de recherche pour se faire sa propre idée à partir de données éparses, souvent douteuses et très instables. L’orthographe devient moins importante, la provenance est secondaire, l’exactitude du résultat laissée à la seule appréciation du lecteur. L’opinion prend vite le pas sur la “définition”. Des notions apparaissent au grand jour qui semblaient réservées à des cercles restreints, comme la taxonomie ou l’ontologie et qui risquent vite de servir de camouflage à l’ignorance organisée. Le mot même de “pertinence” doit être pris avec circonspection. Car il n’a pas la même signification selon qu’il s’applique à la définition d’un mot ou au résultat d’une recherche sur le web. Pourtant, n’a-t-on pas déjà mélangé les deux notions ? Et qui aujourd’hui a la culture suffisante pour dire à coup sûr que l’information qu’il lit est “pertinente” ? D’autant plus quand les résultats de recherche se comptent en millions de pages et que celles mises en avant, le sont sur des critères de nombre de visites.

C’est tout le paradoxe du “libre”. En donnant à tous l’accès à l’information mais en permettant à tous d’y contribuer, il la dilue. Et ce faisant il l’affaiblit. Pourtant c’est bien l’information qui donne accès à la liberté : liberté de penser, liberté d’agir en connaissance de cause.

Quand un dictionnaire disparait, c’est un peu de la mémoire du monde qui s’efface. La Culture doit être accessible au plus grand nombre. La question est de savoir de quelle Culture il s’agit.

samedi 28 mars 2009

Chrome experiments, un sacré coup marketing

googleExperiments Google a trouvé un moyen très efficace d’imposer son navigateur. Un petit site très sympa proposant un tas de démos plus impressionnantes les unes que les autres et… nécessitant Chrome bien sûr. En effet elles reposent toutes ou presque sur le HTML 5 Canvas qui n’est pas supporté par tous les navigateurs avec la même fidélité.

Il s’agit ni plus ni moins d’une publicité comparative. Le site est là pour comparer les moteurs javascripts des différents navigateurs et c’est Chrome qui obtient les meilleurs résultats. Bien sûr, le site affiche son affinité. Mais force est de constater l’efficacité de la chose. Et puis c’est quand même plus drôle qu’une série de graphiques comparatifs.

Le site sort le même jour que le nouveau navigateur de Microsoft, IE8. La guerre est ouverte. Alors même qu’elle semble relancée entre Apple et Microsoft. Google tenterait-il d’en profiter ? Quand les arguments entre Mac et PC ne varient pas : “ils sont trop chers” contre “ils nous pillent”. Google apportera-t-il un peu de fraîcheur ? En tout cas on ne va plus savoir où donner de la tête.

Ces arguments semblent avant tout montrer que c’est la crise pour tout le monde. Quand il y avait de la place pour tous, les arguments étaient moins trash. Maintenant, on ne va pas bouder son plaisir, ces petites campagnes de pub comparatives à l’américaine sont assez drôles en général. C’est déjà ça.

On attend avec impatience le match MacOS/Windows 7. Alors, à quand l’OS Google sur PC ?

En tout cas de bons moments de rigolades en perspective (je parle du site bien sûr). Et à tester avec vos enfants bien sûr.

Le site à visiter absolument : http://www.chromeexperiments.com/

vendredi 27 mars 2009

Les vidéos du MIX 09 sur votre IPod !

mix_on_ipod Non, ne rêvons pas, nous ne trouverons pas le podcast du dernier salon Microsoft directement sur ITunes. Mais sur la liste du site visitmix, on peut télécharger les mp4 des sessions. Donc vous pourrez visualiser toutes les sessions sur IPod ou sur Zune ! Et quel temps record pour publier des sessions vieilles d’à peine quelques jours. Comme si on y était, à peine un petit décalage horaire. Alors c’est sûr cette année je me gave de vidéos sur mon IPod mais l’année prochaine, je prends mon billet d’avion ;-)

 

Il faut fouiller un peu pour trouver l’ensemble des sessions. Mais voilà quelques liens qui pourront vous occuper quelque temps :

La liste complète : http://videos.visitmix.com/MIX09/All

La liste visuelle : http://videos.visitmix.com/

Le flux RSS : http://videos.visitmix.com/MIX09/Feeds/MP4/RSS

Le billet de Mike Swanson (précieux conseils) : http://blogs.msdn.com/mswanson/archive/2009/03/26/mix09-keynote-and-session-videos.aspx

mardi 24 mars 2009

Pourquoi Douglas Bowman quitte-t-il Google ?

stop_google Vous ne le connaissez peut-être pas mais vous avez forcément vu ses œuvres. Douglas Bowman est le Visual Design Leader de Google et le fondateur de Stopdesign. Il est entré chez Google il y a trois ans, une opportunité unique, comme il l’avoue lui même. Quelle carte de visite en effet ! Alors pourquoi quitter, au bout de trois ans seulement, une entreprise en plein boom ? Et quelle entreprise. Au delà du simple différend, une coopération de 3 ans ne s’arrête pas pour rien. Trop long pour être une erreur de casting, trop court pour tenir de l’envie de “voir du pays”. Il n’arrête pas Google juste pour reprendre Stopdesign.

Il s’en explique dans un billet, sans amertume mais sans édulcorer la chose. Il semblerait bien que, de son point de vue, Google ne soit pas tout à fait la panacée pour les créatifs. Il faut dire que, passé l’écran d’accueil sur fond blanc, la créa ne parait pas forcément des plus recherchées. Ceci explique peut-être cela : Marissa Mayer (vice president of search products and user experience) centralise le design de Google, ne laissant que peu de marge de manœuvre aux designers de métier. Plus prosaïquement Google ne cherche pas le clinquant, ce qui se comprend vu son business model. Comme elle le dit elle-même “it’s not a party”.

Ce qui ressort du billet, c’est ce qu’il va en regretter. En somme, il va certes regretter l’environnement (personnes, locaux, nourriture gratuite, etc., c’est vrai qu’ils savent y mettre les moyens, quoi jaloux, moi ?) mais pas son métier là-bas : "I won't miss a design philosophy that lives or dies strictly by the sword of data."

Mais peut-on encore parler de design ? Au sens créatif visuel en tout cas. Ce qui ressort surtout du constat, est la main-mise des données sur toute décision prise. Rien n’est laissé au hasard (à l’inspiration ?). Tout découle d’études rigoureuses sur des données. Pas très excitant pour un créatif, on est d’accord. L’épaisseur d’un trait fait l’objet d’âpres discussions et de preuves attendues (comme dans la méthodologie “Split A/B testing”). Cela ressemble à l’aboutissement du rêve de la Business Intelligence : Quand les données sont suffisantes, les décisions ne sont plus nécessaires. L’étude des données suffit à établir le plan de route. Et des données, Google en a. Beaucoup.

Google n’en est plus à la création (visuelle s’entend) mais à l’optimisation permanente. Le poids des pages, la vitesse de chargement sont des facteurs qui passent avant l’apparence.

Comme quoi, malgré une réputation de geeks et de créatifs, ils sont surtout restés mathématiciens (avec les pieds sur terre quoi). "On the Web in general, (creating sites) is much more a design than an art…. You can find small differences and mathematically learn which is right." (M Mayer)

logo32Tout le contraire de chez Apple. En tout cas c’est l’avis de Chris Matyszczyk. Apple selon lui démontre de son côté que l’on peut marier l’ingénierie et le goût. En somme Google s’occupe des formules mathématiques, Apple du feeling. Mais quoi d’étonnant, après tout. On va acheter un Mac parce que c’est beau, sexy, valorisant et faire ses recherches sur Google parce que c’est performant et pas le contraire. Alors si vous êtes designer et que vous cherchez du travail, surtout, ne vous trompez pas de cible. Google n’est pas FaceBook. Google n’est pas Virgin. Google est l’aboutissement d’un rêve d’ingénieurs, un monde mathématisé, en équations, en algorithmes et en téra-octets de données. Un monde minéral ? Non, une projection sur un axe pragmatique. Un outil, mais quel outil. Au fond les vrai créatifs ne sont pas dans le visuel mais dans le fonctionnel (voir leur labs).

L’explication de l’intéressé : http://stopdesign.com/archive/2009/03/20/goodbye-google.html

L'analyse de Stephen Shankland : http://news.cnet.com/8301-17939_109-10201160-2.html

L’avis de Chris Matyszczyk : http://news.cnet.com/8301-17852_3-10201641-71.html

Marissa Mayer dans ses œuvres : http://news.cnet.com/8301-10784_3-9954972-7.html

Une petite bio de Marissa Mayer : http://www.iht.com/articles/2009/03/01/business/01marissa.php

Stopdesign : http://stopdesign.com/

Les Labs : http://labs.google.fr/

Les design guidelines google : http://googlesystem.blogspot.com/2008/03/googles-design-guidelines.html

mercredi 18 mars 2009

SharePoint Object Model et Performances

logo_win Un très bon article sur InfoQ écrit par Andreas Grabner revient sur un des problèmes récurrents dans l’usage de SharePoint : les mauvais usages du model objet de SharePoint qui peut entrainer de vrai pertes de performances. Dans cet article, il insiste bien sur un trait classique dans beaucoup d’outils riches comme SharePoint, à savoir que ce n’est pas parce que les possibilités sont nombreuses, qu’elles sont toutes bonnes. En particulier, il faut toujours s’assurer qu’un choix technique est en adéquation avec le cas d’utilisation considéré. SharePoint propose souvent beaucoup de moyens d’arriver au même résultat, tout comme le framework .NET. Pour autant, chacun des moyens proposé a été conçu dans une optique précise, qu’il ne faut pas oublier. Finalement, ces considérations sont valables pour la plupart des outils, frameworks, langages etc. C’est pourquoi il est bon lorsque l’on cherche à améliorer les performances sur un projet quelconque, de regarder ce qui se fait et de ne pas se jeter bille en tête sur le code. Quand-on dit qu’il ne faut pas réinventer la roue, c’est flagrant ici.

Le premier exemple est simplissime mais tellement parlant. Il rappelle que pour compter les items d’un liste, on a deux possibilités : utiliser la propriété “Count” de la collection “Items” de la liste ou directement la propriété “ItemCount” de la liste. Quelle différence ? Dans le premier cas la liste est effectivement parsée entièrement en base et retournée à SharePoint qui va faire le comptage lui-même. Dans le second cas, SharePoint demande le chiffre à la base, qui ne renvoie que lui, créant donc infiniment moins de trafic, et assurant un traitement instantané. Si l’on ajoute à cela que la valeur retournée est une valeur stockée dans la base elle même et non le fruit d’un calcul fais par la base à l’instant T, on comprend d’autant mieux le gain de cette option.

Voici donc une bonne occasion de voir ce que sait faire un expert et de l’appliquer. Il ne parle que des listes sous SharePoint et de leur lenteur fréquente, dû à chaque fois à un défaut de programmation. En 6 cas d’utilisations, il fait le tour des écueils fréquent dans l’implémentation des listes sous SharePoint. De quoi faire le tour de la question. A lire absolument !

L’article sur InfoQ : http://www.infoq.com/articles/SharePoint-Andreas-Grabner;jsessionid=DAC9303433D5783F94BA3BBDB01F611C

vendredi 23 janvier 2009

Création d'un groupe utilisateurs français de .NET sur LinkedIn

logo.net.max3 Il existe de nombreux groupes sur LinkedIn qui portent sur les technologies de Microsoft. Ces groupes sont en général très intéressants quand il s’agit de la technologie elle même. Mais un constat s’impose : il n’existe pas de groupe local sur le sujet. Et sur LinkedIn les contacts world wide présentent peu d’intérêt côté business. En effet les groupes donnent l’opportunité de faire passer des offres de prestation, de partenariat ou de collaboration, et dans ces cas là, la proximité est un critère de choix.

D’où l’idée de la création de ce groupe “.NET France”. Il date de ce mardi et il compte 124 membres à cette heure. Et force est de constater la diversité des profils entrants : développeurs, chefs de projets, architectes, chefs d’entreprises… Un vrai bonheur. Et last but not least, Sami Jaber de DotNetGuru a bien voulu le manager et a publié un billet à cette occasion. linkedin

Ce groupe permettra d’échanger sur nos expériences de praticiens .NET dans l’hexagone. C’est aussi un bon moyen de montrer qu’il se passe des choses en France sur .NET, qu’il y a des passionnés, des projets qui tournent. Et une chance qui sait, de rapprocher les énergies et de créer des synergies.

Alors, comme l’a dit Sami, si vous recrutez, si vous cherchez à faire connaitre un produit, ou si vous êtes en quête d’experts du domaine, n’hésitez plus:

L’article de Sami Jaber

Repris pas ASP MAGAZINE

Rejoindre le groupe ".NET France" sur LinkedIn (un compte LinkedIn est requis)

vendredi 26 décembre 2008

Icarus and the Cloud

The_fall_of_icarus____by_ramastom

Je suis tombé par hasard sur un surnom donné à certains développeurs, un adage qui prend son envol sur le net (en anglais dans le texte) : "Icarus : a developer fascinated by the cloud". Avouons que la définition est excellente ! Je veux dire drôle, plus qu'exacte. En tout cas elle dissimule mal la peur que le nuage fait à certains.

Car si dans la mythologie, Icare était le fils d'un architecte et d'une esclave, ce qui est en soi une définition assez synthétique et réaliste du développeur aujourd'hui, il s'est surtout brûlé les ailes au contact du soleil. Quelqu'un craindrait-il que les développeurs se brûlent les ailes dans le cloud computing ? Ou l'appelle-t-il de ses vœux ? Il est clair qu'entre la virtualisation et le cloud computing, une certaine forme de révolution est en marche et que pas mal de professionnels de l'information doivent penser à leur avenir. Pourtant, ce qui arrive à Icare n'est que la conséquence de ses actes (sa fascination pour le vol donc pour l'émancipation, l'oubli de l'interdit et sa volonté de surpasser le "père"). Tout ceci sonne comme un avertissement. Mais qui se trompe de cible. Les développeurs ont tout intérêt à entrer dans le nuage. On s'émancipe bien des contraintes liées aux serveurs, leur coût, leur maintenance etc. Mais quel interdit brise-t-on ? Et quant au père...

Il y a tout de même quelque chose de troublant dans la comparaison, car le père d'Icare se nomme Dédale. Quel nom pour un architecte! Parfait pour un architecte logiciel à bien y regarder.

En tout cas le nuage se voit de plus en plus et fait parler de lui. Je m'étonne qu'il n'y ait encore personne qui, dans le même ordre d'idée, n'ait encore pronostiqué un bon anticyclone venu le balayer.

mercredi 10 décembre 2008

Microsoft exemplaire dans le stockage des données privées

Camera A l'heure des bouleversements de toutes natures, la communication est plus que jamais primordiale pour les entreprises et le ressenti des clients analysé avec la plus grande attention. Il en ressort que le public est plus averti qu'on ne croyait de prime abord. Les clients sont mieux instruits qu'auparavant, moins crédules qu'on imagine souvent et la plupart du temps bien informés. Chaque secteur de l'économie aborde donc aujourd'hui comme une forme de mue dans sa relation clientèle. Les banques par exemple, adoptent de plus en plus le "parler vrai" qui leur faisait défaut, abandonnant l'infantilisation et l'émotionnel ou pire le "réenchantement du monde" qui leur faisait envisager des clients crédules et faciles à berner. L'industrie s'engage dans la lutte contre le changement climatique, elle qui représente 20% des émissions de gaz à effet de serre. Et elle maintient le cap malgré la crise. Ce faisant, elle communique directement ou indirectement sur le sujet, véhiculant à ses clients une nouvelle image plus valorisante, plus responsable. De leur côté, les entreprises du secteur informatique s'intéressent au respect de la vie privée de leur client, lieu de toutes les inquiétudes et de tous les fantasmes. Et dans ce domaine, c'est bien Microsoft qui décroche la palme. En effet, d'après La Tribune du 10 décembre, le géant de Redmond s'apprêterait à passer de 18 à 6 mois la durée de conservation des données privées des internautes (Durée recommandée par le "Groupe article 29"). Là où Google les réduit de moitié, à 9 mois et Yahoo! les conserve 13 mois.

vendredi 5 décembre 2008

Silverlight et Expression vus par un designer

Hier avait lieu chez Microsoft France, dans les magnifiques locaux du Microsoft Technology Center, rue de l'Université, la formation "Quickstart Silverlight". Elle était organisée par Regart.net et animée par Eric Ambrosi. Très heureux d'y avoir été invité in extremis, ça m'a permis déjà de voir cette vitrine de Microsoft à l'attention des partenaires. J'avais déjà eu droit aux salles de présentations en sous sol, lors des mercredis du développement mais là c'est autre chose ! Des bureaux avec des 40" au mur pour les démos, des salles de conf etc. Il y avait là quelque clients de hautes volée dont je tairai le nom, venus se faire accompagner dans des projets un peu "touchy". Personnellement, j'aimerais bien tester un jour... Je suis passé à côté de la belle table "Surface" dont on a failli avoir une démo en fin de journée (dommage). Mais parlons plutôt de la formation.

Déjà premier point d'importance, le formateur, Eric Ambrosi n'est pas de Microsoft. Pire encore, il a travaillé majoritairement sous flash ou Flex. Or donc me direz-vous, ils l'ont laissé entrer ? Mieux que ça : riche de sa vision critique, impartiale et extérieure, il participe activement à l'amélioration de la gamme Expression notamment, de part ses contacts chez Microsoft. Il est super calé sur Flash, Flex, AS1 etc. Il a d'ailleurs donné pas mal de points de comparaison ou d'accroche avec ces outils, qui moi m'étaient un peu étrangés mais qui ont fait tilt chez d'autres auditeurs.

Second point, vous l'aurez compris, le bonhomme n'est pas un hard codeur mais un designer qui sais coder. En tout cas c'est comme ça qu'il a abordé la formation. L'auditoire était majoritairement du côté design. C'est ce qui a été le plus sympa dans l'histoire. J'avais assisté à une formation Silverlight avec Christophe Lauer et à pas mal de démos dont le ReMix. Autant de choses passionnantes pour moi parce que assez techniques. Là, dès le départ on est vite parti dans Expression Blend et Expression Design. Moi qui ai toujours eu envie mais jamais vraiment le courage de m'y attaquer, ça a été comme un déclic ! Je joue de loin en loin avec Photoshop et compagnie, mais n'étant pas designer à la base, c'est plutôt souvent un calvaire ! Et là, j'ai eu un vrai cours ! J'ai enfin compris comment marchait ce bidule. Attention, Blend n'a plus de secret pour moi !

Les discussions étaient du coup très rafraîchissantes pour un sharpiste comme moi. Pensez donc : on a fait en tout et pour tout, une dizaine de lignes de code c#. Et encore, Eric était sur un Visual Studio sous VMWare sur son mac plus blanc que blanc (alors là par contre je me demande comment il est passé à l'accueil ;-), sacré provocateur ! Il a pas mal insisté sur les points primordiaux des objets graphiques sous Expression et des différences et similarités avec les outils d'Adobe. Vous voulez ne retenir qu'une chose aujourd'hui ? La voici : dans Expression, tout est user-control ! Le moindre bouton, la moindre liste est un user-control. C'est évident pour tous ceux qui pratiquent Blend, mais c'est un résumé qui claque je trouve. Il y a effectivement deux types d'objets sinon, qui sont les "path" (plume et ligne) et les "primitives" (rectangle, ellipse), ces deux types héritant de shape pour leur comportement. Tout le reste, absolument tout se retrouve dans la catégorie user-control. Du coup les éléments de la librairie de base sont éditables et personnalisables à fond. Amusez-vous à décomposer un bouton par exemple, vous verez : ce n'est qu'une collection de rectangles superposés avec des effets. Mais je ne vais pas reprendre ici le contenu du cours.

Le plus drôle c'est que je suis sorti de là avec plein de noms de sites de design à voir absolument. Histoire de se donner envie de s'y mettre. Si ça vous intéresse je les mettrai en ligne... bon allez, je suis sympa, je vous mets l'essentiel  :

www.tweened.org (c'est le blog to be sur silverlight et expression :-)

www.flashexpress.net

www.flight404.com

www.leprojecteur.fr

tout ça c'est que du beau, ça vaut le détour, alors n'hésitez pas !

dimanche 9 novembre 2008

TechDays 2009 - avant goût

TechDaysLogo Pour ceux qui comme moi n'ont pas pu se déplacer jusqu'à Los Angeles et il parait qu'on est un certain nombre ;-) , un peu de patience suffira pour voir de près toutes les belles démos et les nouveaux concepts évoqués lors du PDC et qui sait, peut-être de nouvelles choses. Alors pour patienter justement, un petit détour sur le site tout neuf des TechDays 2009, ou mieux, s'abonner au flux RSS, histoire de ne rien louper et d'être parmi les premiers à s'inscrire. Allez, plus que 93 jours !

vendredi 7 novembre 2008

Microsoft 2.0 : Maturité ?

outsidethebox Au delà de l'effervescence liée à ce genre d'événement, le PDC 2008 a montré le géant de Redmond sous un jour nouveau. Il s'agit de bien plus qu'une simple série d'annonces plus ou moins marketing pour répondre aux évolutions du marché. Bien entendu les concurrents sont là, dans la course, et chacun y va de ses innovations. Mais on sent bien cette fois comme un frémissement, une excitation qui dépasse le passage à la version N du produit X. C'est un remodelage, une redéfinition profonde du business model qui affleure ici.

Le Cloud Computing est une bombe dans tous les sens du terme. D'aucun préféreront le terme de révolution. L'effet est le même. Faire place nette, repartir de zéro ou presque. Réinventer une nouvelle vision du monde. Et laisser derrière soi pas mal de cadavres.

Une seule certitude, plus que jamais, il faut être à la pointe, se tenir au courant, tendre l'oreille. L'informatique est un métier de passionnés certes, il ne faudra pourtant pas oublier de lever la tête du guidon de temps à autres pour sentir le sens du vent et bien regarder où mène la route, pour éviter les impasses, ne pas louper le virage. L'expertise technique est toujours un plus, elle peut aussi bien être un piège, un carcan, si elle porte sur une mauvaise vision.

Les craintes sont nombreuses et certaines vraisemblables. Si le système d'information se redéfini si profondément, les métiers devront le faire aussi. Suffira-t-il d'une simple formation pour garder son poste ? Quand on parle de Next Gen, certains se voient déjà relégués dans la catégorie Old School, débordés par la déferlante.

Au sein des équipes IT, les impacts risquent d'être réels et parfois difficiles à digérer. Pour les entreprises dont le coeur de métier tourne autour du SI, l'avenir risque d'être trouble, l'avis de tempête est sérieux.

Mais que d'opportunités. Combien de métiers encore insoupçonnés. Alors qui regrettera l'ancien Microsoft ?

"L'enfance n'est pas un âge mais un pays dont on a vite la nostalgie" (Franck Lloyd Wright)

mardi 28 octobre 2008

Microsoft PDC 2008

Les développeurs travaillant autour des technologies Microsoft sont en effervescence depuis hier. Les annonces pleuvent. Et l'épicentre est à Los Angeles, au Convention Center. C'est là que se déroule pour quelques jours la Professional Developers Conference. Alors on tend l'oreille,frenetic_multi_1920x1200 on prend des notes et pour ceux qui comme moi n'ont pas la chance de pouvoir aller jusqu'à Los Angeles pour cet événement, on se rue sur le site qui transmet heureusement l'intégralité des conférences : http://www.microsoftpdc.com/

Le World Wide Telescope qui reprend un peu la présentation du Windows Media Player vous réconciliera avec l'espace qui n'est pas qu'un amas de tâches blanches sur fond noir et même si avouez-le vous n'avez plus mis le pied dans un planétarium depuis l'âge où vous avez su dire non à vos parents. De belles heures d'exploration en perspective en tout cas. A essayer!

La plateforme de parallel computing présentée par Lynne Hill et plein de présentations autour de Windows Azure.

Pour Windows Azure, nous reviendrons dessus dans un prochain billet plus complet car le sujet est vaste.

Alors: tous à l'heure américaine, et c'est pas la malheureuse heure d'hiver qui va nous aider... on est pas couchés.

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