insideIT.fr : le blog des architectes IT de SFEIR

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 24 octobre 2008

jQuery, une des premières facettes du Microsoft 2.0 ?

jQuery-Map Alors qu'il s'apprétait à sortir un framework javascript propriétaire, le géant de Redmond a soudain fait volte face et a annoncé le mois dernier la distribution de jQuery, "tel quel" (soit sous licence MIT jQuery) au sein de Visual Studio. Ce qui est plutôt sage, jQuery étant éprouvé et étant devenu la plus populaire des librairies javascript/html sur le web, déjà adoptée par Google et donc maintenant par Nokia et Microsoft.

Une fois n'est pas coutume, Microsoft adopte un outil open source externe, tel un quasi standard. C'est une stratégie pragmatique qui l'honore. L'annonce a été faite le 28 du mois dernier par Scott Guthrie et confirme la nouvelle orientation affirmée et résolument ouverte au dialogue avec les développeurs professionnels, utilisateurs de Visual Studio. La bibliothèque intègre donc dors et déjà Visual Studio et supporte l'intellisense ce qui une bonne nouvelle. Elle intégrera bientôt l'ASP.Net AJAX Control Toolkit, ce qui est une excellente nouvelle.

mercredi 15 octobre 2008

Silverlight 2 enfin disponible

Silverlight2PosterMIX08_thumb La version 2 du plugin multi-plateforme multi-navigateur de Microsoft pour les applications riches et multimédia est disponible depuis hier (ça fait beaucoup de multi je vous l'accorde).

Côté solidité, plus rien à prouver, en effet on se souviendra du site http://www.nbcolympics.com et de ses 70 millions de vidéos sur les jeux olympiques de Beijing cet été.

Côté plateforme et navigateurs, cette version est compatible avec Firefox, Safari, Internet Explorer et Chrome, sous Windows, Mac et Linux. Le seul qui résiste c'est l'Iphone car Apple n'y est pas favorable. En revanche, on a de bon espoir de voir Silverlight tourner sous Android.

Côté développeurs, rien que du bonheur: les langages sont plus nombreux: C#, VB.Net, Iron Ruby, Iron Python, Javascript. Et toujours la puissance des IDE de Microsoft: Visual Studio, Blend, Expression Studio, Visual Web Developper et même Eclipse !

Côté grands acteurs, ils ne manquent pas ceux qui succombent aux charmes de la belle: Toyota, NBC, CBS Sport, Blockbuster Video, Yahoo Japan.

Dans les nouveautés on notera : la cryptographie (System.Cryptography), la sérialisation, JSon, Linq to XML, la syndication (Atom10FeedFormater, Rss20FeedFormater), les Sockets.

A voir donc : http://www.microsoft.com/SILVERLIGHT/default.aspx

A ne surtout pas manquer: http://www.toyota.com/toyotafishing/

Et si la photo vous plait, elle existe en format deep zoom : http://joestegman.members.winisp.net/DeepZoom/

Et à suivre, Silverlight sous Eclipse.

mercredi 8 octobre 2008

VS 2010 et .Net 4.0 surfent sur la vague des plateformes Next gen

die_hard_4_1 Si vous vous souvenez (ce dont je doute), nous avions ici même annoncé un 1 avril la sortie imminente du framework 4.0. Le canular était gros ? La réalité le dépasse. Un certain "Rosario", nom de code de la future version de Visual Studio s'annonce tonitruant. Son optique est plus que jamais de faciliter l'interaction entre architectes, designers d'applications, programmeurs, testeurs, chefs de projets et commerciaux, de briser les silos. Et pour cela qu'offre-t-il ?

- Un outil de gestion du cycle de vie des applications (ALM pour Application Life-cycle Management).

- Des interfaces graphiques de design métier et système à base d'UML et de DSL: les "modeling tools". Ce n'est donc pas un hasard si Microsoft a rejoint l'OMG il y a peu.

- Un vrai effort a été fait du côté des outils de tests (qui manquaient un peu jusque là) pour apporter enfin une alternative aux sempiternels tests manuels.

- Une plus forte adhérence aux méthodes agiles avec TFS (le Team Foundation Server) qui devient un vrai Hub de collaboration entre acteurs du projet.

- Des outils permettant de travailler sur les bugs non reproductibles.

Cette nouvelle version est la confirmation d'une nouvelle stratégie entamée dans le passage de la version 2005 vers 2008 qui est celle d'un dialogue réel avec les utilisateurs de Visual Studio. Et l'ouverture à l'open source qui se confirme comme pour l'intégration de jQuery, le framework javascript open source pour l'AJAX.

Qu'apporte le framework 4.0 de son côté ? Il surfe sur le Cloud Computing, vise plus que jamais le "developer delight", confirme la percée du parallel computing, des traitements distribués, de l'exploitation des processeurs multi-coeur, il améliore la partie SOA (notamment avec REST pour WCF), augmente les interactions entre WF et WCF. Et ce n'est qu'un début. Le reste sera annoncé à la PDC (Professional Developers Conference), à suivre donc.

Maintenant, pour désamorcer les moqueries que l'on sent déjà venir sur la vitesse des sorties de nouveau framework, rappelons que depuis le Framework 2.0, chaque nouvel opus vient compléter le précédent et non le remplacer. Donc pas de panique. Pas la peine de tout remettre en cause dans les applications existantes, votre plan d'action visant à convaincre votre chef de projet de la nécessité de passer au framework 3.5 (et qui vous promet déjà de longs débats) ne vole pas en éclat.

Je préfère laisser la conclusion au Senior Vice President de la division développeurs de Microsoft, S. Somasegar :

"With Visual Studio 2010 and the .NET Framework 4.0, we are focussed on the core pillars of developer experience, support for the latest platforms spanning client, server, services and devices, targeted experiences for specific application types, and core architecture improvements. These pillars are designed specifically to meet the needs of developers, the teams that drive the application life cycle from idea to delivery, and the customers that demand the highest quality applications across multiple platforms. You can expect to hear a lot more about Visual Studio 2010 and the .NET Framework 4.0 in the coming months."

Plein de promesses en perspectives et pourtant c'est pas encore Noël ! Alors à votre avis, en avril prochain, on vous fait le coup du Framework 5.0 ou il faudra taper plus haut ?

vendredi 27 juin 2008

La réponse de Microsoft au Google App Engine

ssds_googleAppengine 

Depuis le Mix08, on connaît les SSDS ou SQL Server Data Services de Microsoft. Evolutifs à la demande (On-Demand Scalability), offrant un SLA (Service Level Agreement) de haut niveau (haute disponibilité, haute performance, protection contre la perte de données, sécurité) et résolument orientés Agilité.

Cela pourrait paraître une réponse à Amazon et son SimpleDB. Mais ce serait ignorer une vision et n'y distinguer qu'une innovation.

Et ce serait surtout se tromper de cible. Le concurrent n'est pas Amazon, qui convertit une erreur d'estimation de volumétrie de ses serveurs en innovation marketing (très ingénieuse il est vrai, mais au business modèle qui laisse perplexe). La ligne de mire est encore et toujours Google dont la montée en puissance a de quoi faire trembler Redmond. A l'heure du cloud computing, Google a comme un coup d'avance avec son Google App Engine et la capacité de déposer des applications simples directement sur la plateforme Google.

Les Windows Live Services présentent plus ou moins une réponse aux Google Apps. Et Microsoft ne proposerait rien face au Google App Engine ?

La stratégie s+s, Software + Service, propose d'attaquer des données hébergées sur un data-center (SSDS) à partir d'un logiciel client. Ne peut-on imaginer la possibilité de voir au côté de ces services de données, des conteneurs d'applications, proposés sur le même principe ? Non content d'avoir porté vos données sur ces nuages de serveurs (par définition toujours à la dimension désirée), vous pourriez envisager de déployer sans effort des applications web par un simple upload de code. Et celles-ci bénéficieraient des même caractéristiques citées au début de ce billet : évolutives, sous SLA, Agiles.

Alors après "Your Data, Any Place, Any Time" aura-t-on le "Your Applications, Any Place, Any Time" ? C'est plus que probable.

On attend donc avec impatience le prochain grand événement de la firme, le Microsoft PDC 2008 (octobre) où sera vraisemblablement fait une annonce à ce sujet.

mardi 24 juin 2008

Web Development Helper

Caractéristiques :

WebDevHelperLogo Cet outil s'adresse aux développeurs Web utilisant Internet Explorer, tout comme FireBug permet aux développeurs de page web de faire du debug sous FireFox. L'outil est porté par Nikhil Kothari, architecte Microsoft, aussi responsable du Script#.

Page :

  • Inspecteur DOM
  • Screen-shot
  • Informations de la page (meta-data, tags, resources)

Réseau :

  • Log des flux HTTP (page web, ou ajax)
  • Visualisation du détail des requêtes et réponses
  • Filtres sur URL

Scripts :

  • Analyse des erreurs de script (call stack comprise)
  • Console script
  • Immediate window (permet d'écrire et tester immédiatement du script)
  • Explorateur de classes pour les scripts

ASP.Net :

  • Visualisation du view state (raw ou décodé)
  • Visualisation et édition du cache (on peut ainsi enlever certains éléments au vu de tests)
  • Visualisation de la trace, et interception de celle-ci pour qu'elle ne soit pas directement dans le layout de la page

A l'usage

L'outil s'avère très orienté ASP.Net et Ajax.

Face à FireBug

firebug_logoLa plupart des développeurs Web faisant de l'ASP.Net disposent sur leur poste de travail simultanément de IE et de FireFox. La question n'est pas d'une course entre explorateurs web mais bien de tirer parti des outils à disposition. Dans ce cadre, a-t-on intérêt à utiliser l'un ou l'autre ou bien les deux à la fois ?

FireBug est bien plus abouti même pour débuguer de l'ASP.Net. Il est notamment d'une aide incroyable pour débuguer les css. Il permet en effet de voir l'arborescence des définitions css influent sur un élément mais permet aussi de voir dans le navigateur lui même les zones concernées. Et pour ce qui est de l'arbre DOM ou du javascript, rien à dire, c'est parfait.

Firebug est disponible depuis assez longtemps maintenant et bénéficie de cet historique.

Et les autres ?

Dragonfly (anciennement Opera Developer Tools), encore en version alpha possède déjà un débuggeur javascript, un inspecteur CSS, un utilitaire en ligne de commande, une console d'erreur, des onglets call stack, Thread log, Frame inspection, et le support Proxy. Un outil très joli et très prometteur. A quelques détails près, on est très proche de Firebug.

Web developer Toolbar est une autre extension pour firefox. Sous forme d'une barre d'outil, elle offre pas mal de possibilités. Comme un outil de désactivation (Cache, Java, Javascript, Meta redirect, Minimum font size, Page colors, popup blocker, referrers). Mais aussi des validateurs (CSS, Feed, HTML, Links, Section 508, WAI). Un Dom inspector, une console javascript, et un ensemble d'affichages d'informations (anchors, DIV, Tab etc.). Plus la manipulation des cookies (y compris par domaine). Assez pratique et offrant une interface différente de Firebug. Parfait pour du debug plus ponctuel.

 

Conclusion

Pour débuguer précisément des pages ASP.Net et de l'Ajax, mieux vaut avoir les deux. Firebug est clairement incontournable. Mais Web Development Helper est complémentaire et pourra vite s'avérer indispensable.

 

Télécharger Web development Helper :

http://projects.nikhilk.net/WebDevHelper/

Ou Firebug :

https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/1843

vendredi 20 juin 2008

Conférence Technique Silverlight 2

touareg_logoDans la lignée des "Mercredis du développement" sponsorisés par l'université Microsoft s'est tenue ce jeudi (sic) une conférence technique sur Silverlight 2, dans les locaux de l'EPITECH. Le niveau un peu léger au début s'est vite intensifié. De nombreuses notions ont été abordées dont certaines assez pointues et j'y ai eu la réponse à quelques questions pour lesquelles internet ni la MSDN ne m'avait été d'aucun secours. Merci donc à Christophe Lauer et Pierre Lagarde. Bravo aussi au petit collectif de l'école EPITECH et du projet Touareg qui ont fait une démonstration très convaincante. Mais entrons sans plus attendre dans le vif du sujet.

1ère partie : Généralités et nouveautés de la version 2 Beta 2 de silverlight.

Présentation générale de Silverlight

Silverlight 2 s'affirme plus que jamais comme la plateforme RIA par excellence. C'est une plateforme .Net dont le but est de permettre à tout développeur .Net de devenir un développeur RIA efficace, sans effort.

Bénéfices de Silverlight

Nouveautés de la Beta 2

  • UI Framework
  • Rich Controls
  • Networking Support
  • Rich Base Class Library
  • Deep Zoom

DeepZoom

Une idée assez excellente a été abordée lors de la présentation: celle de pouvoir considérer Deep Zoom comme fondement applicatif. Une application peut être portée par Deep Zoom et construite autour de lui. Un exemple existe déjà : le site du ReMix Corée.

Par ailleurs Deep Zoom a été utilisé de façon massive sur le site de lancement de la nouvelle Laguna (site réalisé intégralement en silverlight).

SandBox

Silverlight est "SandBoxé". Petit rappel sur les implications :

  • Safe isolated storage
  • Control: File Upload client.
  • Support des requêtes cross domain

Isolated Storage

Ce nouveau concept est assez pratique et permet pas mal de choses. On peut gérer des données en local, sans accéder aux ressources de la machine, donc pas de danger de ce côté là. Le storage est persistant hors session, comme les cookies. L'application peut être très autonome. Mais cela permet aussi l'upload de fichiers très volumineux en toute sérénité puisque celui-ci peut-être interrompu et repris de façon transparente.

Un exemple a été donné d'un magasin de photos en ligne dont l'application profite de l'isolated storage. L'application permet de préparer son album photo en local avant envoi de fichier. Les photos ajoutées à l'album sont d'abord recopiées dans l'isolated storage afin de ne pas toucher aux originaux et le traitement est fait à partir de là. Cela diminue le volume à transférer au serveur et on profite de la puissance de la machine client. Les variantes ne vont sûrement pas tarder à pleuvoir.

Notions de programmation

  • Petit rappel de la notion de classes partielles utilisées particulièrement dans Silverlight. En effet, le fichier XAML et le fichier de code behind sont basés sur ce principe. Le fichier XAML faisant office de déclaration des éléments de design. C'est le compilateur qui recole les morceaux. Donc pas de troisième fichier ni de gros pâté de déclarations en en-tête de fichier.
  • Ne pas oublier que les appels au serveur sont obligatoirement asynchrone, ce qui est une bonne chose.

Notions de design

On a bien distingué la différence entre "Styling" et "Skinning".

  • Le style s'applique a un élément à partir de propriétés d'affichages.
  • Le skin lui permet de modifier l'arbre visuel d'un élément. On peut par exemple modifier complètement l'apparence d'une liste box, en allant chercher ses différents sous-élément, comme l'ascenceur pour le déplacer ou le transformer intégralement. C'est assez impressionnant.

A ne surtout pas manquer :

Le blog de la designeuse officielle : UX Musing de Corrina B, qui présente tout ça avec des exemples de skin excellents.

2nde partie : Présentation du projet Touareg

Un seul mot : enthousiasmant !
Le site du projet est à voir absolument. Il s'agit d'un projet de plateforme applicative ou autrement appelé bureau nomade comprenant pas moins de 8 modules. Un projet titanesque, réalisé par des étudiants. Chapeau bas messieurs !

Après-midi Labs :

2 labs étaient proposés pour faire le tour de la programmation en silverlight. Cela valait largement une journée de formation.

Les slides des présentations :

http://blogs.msdn.com/clauer/archive/2008/06/19/les-slides-de-la-journee-d-ateliers-silverlight-2-a-l-epitech.aspx

jeudi 12 juin 2008

Microsoft et Alt.Net

RWS2-Big3 Je reviens sur l'article de Florent sur le sujet, alors que s'est tenue la seconde rencontre Alt.Net à Paris, parce que je pense que l'on tiens là quelque chose de fondamental.

 

Si vous êtes fans du language C# et de Visual Studio, emballés par la MSDN et par les paterns & practices mais toujours soucieux de trouver la meilleure solution pour vos développements et de garder le recul et l'indépendance nécessaires, voici un mouvement qui va vous intéresser. Alt.Net est né de cette envie de profiter du meilleur des différents outils tournant autour de .Net, qu'ils soient propriétaires ou indépendants. Le mot d'ordre qui donne son nom au mouvement est l'alternative. Dans le sens de l'ouverture et de l'efficacité et pas du rejet. Cela se veut une approche pragmatique de la programmation. Accepter que la solution que l'on a élaboré est toujours perfectible et convient à un cas particulier mais pas forcément à tous. Faire en sorte que le choix d'un outil ne soit dicté que par des éléments objectifs de satisfaction de l'utilisateur et de productivité du développeur. Ce sont des aspirations que l'on a tous, qui sont légitimes et qui nous poussent au progrès.

Cette démarche passe par des choix de solutions toujours plus performante, quitte à abandonner les chemins tout tracés. Ce qui implique aussi de faire passer la connaissance et la pratique avant les outils. Ce n'est pas une démarche confortable, au contraire, il faut faire violence à sa résistance au changement. On a tous une tendance plus ou moins forte à se reposer sur les méthodes et les outils connus et éprouvés. Mais comme disait Albert Einstein : "La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre".

Le credo : Agile + Orientation Objet + design patterns + TDD + DDD (comme le rappellent Martin Fowler et l'article Values and Practices du wiki altnetpedia)

Soutenus par de grands noms comme Martin Fowler (cf son très bon article sur AltNetConf), ce mouvement ne va pas à l'encontre des intérêts de Microsoft et revendique même une entente cordiale avec le géant dont le regard est, avec raison, plus attendri que craintif. Nombre de personnes de Microsoft participent au mouvement (dont Scott Guthrie). Un article est paru dans la MSDN ("What is ALT.Net ?" par Jeremy D. Miller) qui reprend le manifeste en quatre points déjà exposé sur le wiki du mouvement (article : http://altnetpedia.com/OverviewWhatIsIt.ashx) ou le site THE .NET FROG (article : http://www.thedotnetfrog.fr/2008/04/30/altnet-premiere-rencontre-francaise/).

Et de fait la communauté qui émerge là n'est pas hostile à Microsoft. Elle est critique mais dans le bon sens. Elle est volontaire et se veut active. Pour ouvrir le débat. Pour favoriser l'innovation. Pour encourager les meilleures pratiques. Elle peut donner une nouvelle dimension au monde .Net et au monde Microsoft en général, à l'image de la communauté Java connue pour son indépendance. Et Microsoft a tout intérêt à soutenir ce genre de mouvements. Mais c'est un choix, il leur faut accepter de perdre le contrôle, de lâcher la bride. Le début d'une nouvelle ère ? En tout cas une nouvelle image envoyée de Redmond.

Initié par Dave Laribee le mouvement commence à avoir un certain succès au Etats-Unis.  Il est relayé en France depuis quelque temps. Et le principe des conférences annoncées dans le site parisAltNet gagnera à s'étendre.

Comme l'a écrit Ralph Waldo Emerson "il y a toujours deux parties: l'ordre établi et le mouvement". Si vous êtes Alt.Net, vous êtes dans le mouvement. Vous stimulez l'innovation. Quand le mouvement échoue, cale ou doit s'améliorer, vous êtes là pour lancer/trouver/supporter le prochain bond en avant. (traduction éhontée de la fin de l'article de Laribee)

Finalement, Alt.Net, c'est plus qu'un mouvement, c'est une école. Et comme toute école, c'est le début de quelque chose et on l'espère, de quelque chose de grand. Alors, révolution ? ou bulle de savon (voir l'article polémique de Héctor Echavarría) ?

 

PS : La liste des liens de sites et de blogs est sur mon univers Netvibes et je la tiens à jour régulièrement :

http://www.netvibes.com/laurentcapin#Alt.Net

vendredi 6 juin 2008

Happy Hour GWT du mercredi 4 juin

la_cantine Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui sont venus, pour s'être déplacé et pour leur questions et leur attention. Et encore toutes nos excuses à ceux qui n'ont pu être reçus faute de place. La volonté était de limiter le nombre de participants pour rendre les speakers plus accessibles au dialogue.
Et le dialogue n'a pas manqué de s'installer dans les sessions (témoin le débordement général sur le planning de départ), ce qui montre la justesse de la formule et nous motive pour renouveler l'expérience.

L'événement s'est déroulé à La Cantine (par Silicon Sentier), au 151 rue de Montmartre, dans le passage des Panoramas à Paris (Métro 9, Grands Boulevards).
L'endroit est formidable, très convivial et chaleureux, organisé autour d'une grande salle en L (coupée en trois) au rez-de-chaussé donnant sur un bar et d'une belle salle en étage. On s'y sent vite à l'aise et comme chez soi. Les poufs verts ou oranges très design donnaient déjà un air de déco à la Google. L'ère des portables et du wifi a apporté ceci qu'un endroit comme celui-ci peut-être résolument orienté technologie sans ressembler à une usine ou à ces anciennes salles d'ordinateurs parsemées de fils en tout genre, très bruyantes et assez désagrables. Ici les ordinateurs se posent sur un coin de table ou sur les genoux, l'ambiance est tamisée, la lumière du jour traverse un puit de lumière très "maison d'architecte". Un vrai paradis pour Geek en somme (bah quoi, on s'assume).

le_bar

[On voit en haut à gauche le très sympathique patron du lieu.]

Les sessions ont pu se tenir dans des endroits très variés allant de la table ronde au canapés autour d'une table basse.
Quatres salles ont permis de tenir douze sessions après la double introduction par Didier Girard en live et Bruce Johnson dans une vidéo spécialement enregistrée pour l'occasion (encore merci à lui).

Les sessions :

Salle 1 Salle 2 Salle 3 Salle 4
Comment organiser une application GWT GWT de Hello World à RPC Réalisation d'une application avec GWT.EXT GWT vs Flex vs Silverlight
Intégrer GWT avec Spring, Maven et Hibernate Retour d'expérience sur la mise en oeuvre de GWT GWT 1.5 GWT vs Struts 2
Créer un composant GWT Install party GWT et Google App Engine Install party 2


le_buffetcadeaux Un buffet était organisé entre les sessions pour poursuivre la discussion autour d'un verre ou parler de tout autre chose.
Ce petit événement s'est terminé bien tard par un tirage au sort pour distribuer les goodies gracieusement offerts par Google pour l'occasion : des hélicoptères radio-commandés. 

 

 

Retrouvez toutes les photos sur : Picasa

samedi 24 mai 2008

Les Book search n'ont pas tué le livre papier

farhenheit1Après l'industrie du disque, moribonde du fait semble-t-il du piratage en masse, les éditeurs ont bien cru voir leur dernière heure venir après les lancements successifs par Google et Microsoft de leurs outils de recherche en ligne bibliographique et surtout de leur volonté affichée de numérisation massives et très ambitieuse.

Un an après le lancement de "Live Search Books", cinq après celui de Google Book Search, où en est-on ? Les peurs persistent. Et pourtant, le résultat commercial ressemble plutôt à un flop.

Microsoft arrête le projet "Live Search Books" seulement 18 mois après son lancement (voir The Chicago Blog). D'une part, Microsoft a suspendu son projet de numérisation massive et compte désormais sur les éditeurs et les librairies, d'autre part il a fermé le site séparé et regroupé son indexation dans le reste de ses résultats de recherche. C'est dommage car l'interface était plutôt sympa et la démarche respectueuse (en accord avec les droits d'auteur, ce qui n'est pas toujours le cas de Google, parfois en procès, en tout cas en débat)

Si le concept vous plaisait vraiment et que vous regrettez la démarche, vous pouvez acheter un book ripper, ça va chercher dans les 3000$ (ah c'est pas un scanner... maintenant, Microsoft en vend peut-être d'occasion ;-) ) et ça vous permet de copier 500 pages de l'heure! Bon courage quand même.

De son côté et après 5 ans, Google Book Search est toujours en version Béta mais continue.

L'utilisateur n'a pas été au rendez-vous. Et pourtant. Et pourtant les moyens mis en oeuvre étaient assez colossaux. Et pourtant les acteurs étaient nombreux et motivés (dont nombre d'universités). Et pourtant la finalité était assez noble : permettre un accès rapide et sûr à un ensemble toujours plus grand d'oeuvres et de textes en tout genre et notamment les plus rares. En somme, l'eldorado pour les chercheurs et autres étudiants (et pas qu'en lettres). C'est quand même autre chose que Wikipédia ! Au fond, c'est presque dommage que les Mormons ne se soient pas intéressés au projet.

Une question me viens comme ça: comment comptaient-ils s'y prendre pour les livres pop-up et les livres dépliants pour enfants ?

Bien entendu je n'ai pas résisté à la tentation, j'ai créé ma bibliothèque virtuelle sur Google Books:

http://books.google.com/books?as_list=BDWRCwGwQ5ISB5oaAsfTrARoUtZiceQw0vh5hGXbxnVWWLqFgTGk&hl=fr

Et là, la déception est tout de même au rendez-vous. En français en tout cas, mon Dieu que c'est pauvre. Pas un livre sur trois de ceux que j'ai lu (sans jeu de mot) qui s'y trouve. Au final, j'ai assez vite baissé les bras. openLibrary

Restent quelque belles initiatives:

 

Autre tentation à laquelle je ne vais pas résister: jouer avec Dynamic Links de Google (Book Viewability API). Et comme on est joueur ou pas, ça sera avec Silverlight. Peut-être dans un prochain post...

mercredi 21 mai 2008

Les RIA en question

ria-venn-diagram_small On peut se demander souvent si ce sont les exigences grandissantes des utilisateurs qui dictent les évolutions des technologies de l'information. On peut se dire qu'à l'inverse ces mêmes évolutions rendent les utilisateurs plus exigeants en leur offrant toujours plus de possibilités et une meilleur qualité d'interface.

Il y a là comme une addiction toujours plus forte à la nouveauté pour elle même, des effets de mode comme un peu partout, une précarité, une volatilité comme nulle part ailleurs.

Le terme de RIA lui même existe depuis longtemps maintenant mais fait plus que jamais l'objet d'un débat acharné. Car au fond, qu'est-ce qu'une RIA.

Adobe en réclame la paternité depuis le départ, cherchant sans doute à créer dans l'esprit des gens l'amalgame avec sa technologie Flash/Flex/AIR (joli anagramme). Microsoft répond de son côté en jouant sur les mots, par sa "Rich Interactive Application", tentant de donner un coup de vieux à son ennemi de toujours et mise tout sur Silverlight/WPF. Pas mal d'autres acteurs tentent de tirer les marrons du feu avec plus ou moins de bonheur.

Ce terme de RIA fait sourire ou rêver. Les sceptiques croient qu'on essaye encore de leur vendre un vieux concept habillé de neuf, comme le boucher indélicat qui fait de la "retape". D'autres, y voient un horizon d'opportunités technologiques et de satisfaction client mêlés. Autant dire qu'en moyenne les premiers sont des utilisateurs, les seconds des programmeurs. Mais au fond que sont réellement les RIA ? Chacun y va de sa définition, de son exemple imparable, de son expérience propre mais aussi de ses rêves. Et finalement personne n'est vraiment d'accord sur le terme.

Pourtant la définition d'un mot ou d'une expression est quelque chose de primordial. Elle induit son utilisation. Bien entendu, elle peut évoluer dans le temps. Elle va s'enrichir, gagner ou perdre en sens. Mais elle forme la pensée, offre le concept. Et là, la technologie a apporté avec sa fébrilité un fait nouveau. Les mots ont avec elle un sens mouvant, instable qui va au gré des grands acteurs du marché. Pas d'académicien ici pour nous rappeler les règles d'usage. Les définitions ne sont pas dans des dictionnaires mais dans des brochures. Les mots sont des marques. Les sigles des bannières. Il faut qu'on dise "la RIA" c'est untel. Le fantasme du monopole n'est jamais loin. Wikipedia noie le poisson dans un flot de références et de liens, le tout plutôt orienté. Les articles sur le sujet sont pléthore et tous signés. La propagande est en marche. L'information y perd un peu.

Finalement, c'est un peu comme pour le terme Ajax, on en faisait bien avant de le voir apparaître. Mais quand le terme est sorti, chacun a voulu le prendre pour lui. C'est un peu aussi comme les standards. Chacun fait pression sur le standard pour le faire pencher vers soi. Tout le monde tourne autour, tente de faire croire qu'il en est le dépositaire et au final, personne ne le suit vraiment. Les standards ont pour objectif l'unité, la concordance. Ils servent surtout d'excuses à des guerres interminables.

En tout état de cause, le débat n'est pas prêt d'être clos. Espérons juste qu'il ne reste pas cloisonné dans une guerre marketing où le gagnant d'un jour est celui qui a le plus investi et pas dans la recherche mais dans la pub. Et gageons qu'il ne rende pas toujours plus flou un concept déjà pas très clair pour la plurpart d'entre nous.

vendredi 18 avril 2008

Soyez createur de differences

cadre_imgTitre2En quelques heures de présentations, assumées comme un écho de la grand-messe de Las Vegas, c'est tout le nouveau visage du web qui a été dessiné. La toile de fond c'est internet bien sûr. Mais le support lui, devient multiple. Les applications riches sont à la fois sur internet mais aussi sur le poste de travail ou sur le mobile. Et la même information doit être disponible partout avec un mot d'ordre : la continuité. On doit pouvoir regarder le début d'une émission à la télé et la fin sur son PC ou son mobile. Il en va de même pour tous les services disponibles ou envisageables.

Parallèlement, l'enjeu n'est plus d'être présent sur internet mais d'y être vu, d'y être "trouvé" (selon l'expression de Dick Lantim). Tous les moyens sont bons pour entraîner les gens (de leur plein gré) sur votre site. Facebook est omniprésent ? Faites des mashups qui reprennent les points clé de votre site et feront de véritables appels d'air vers lui (Popfly). Google est incontournable mais n'aime pas beaucoup les sites multi-média ? Silverlight devient scrawlable (Quand l'agent détecté est un robot ou scrawler, le contenu renvoyé est du pur html, c'est le Silverlight SEO pour Search Engine Optimisation). Vous communiquez via MSN Messenger mais vous aimeriez envoyer autre chose que du texte ? Vous pourrez sous peu envoyer en guise de message des extraits de vidéos glanées sur les web tv (sous forme de cue point).

Enfin, la fidélisation devient primordiale. Après avoir fait venir l'utilisateur, le client, il faut qu'il reste, il faut qu'il adhère (dans tous les sens du terme). Il faut trouver les bonnes affordances (le gros mot n'est pas de moi mais d'Amélie Boucher de People Square). Là est mis en exergue la différence fondamentale entre utilité et utilisable. Si votre site est utile, les gens viendront, si il est "utilisable" (ergonomique) ils resteront. Et il ne faut pas négliger cela. Car à quoi servirait de déployer tant d'efforts et de budget pour sortir ce site dont vous rêviez, dont le marketing rêvait, que vos clients attendaient avec impatience, si après une heure de tentatives infructueuses, les-dit clients repartent insatisfaits, n'ayant pas compris comment ça marchait.

Allez, je ne résiste pas à une petite formule choc offerte pour l'occasion :

RDA + RIA* = RIA**

(* Rich Internet Application, ** Rich Interactive Application)

Cette formule est lourde de sens. Eh oui le focus n'est plus sur internet, il est sur l'interactivité.

jeudi 6 mars 2008

[MIX 08 - J1] RIA et Cloud computing

MIX 08 Ça blogue pas mal aux US depuis cette nuit. La grand-messe du Web 2.0 par Microsoft a commencé. Alors, qu'en ressort-il pour le moment ?

  • IE8 et Silverlight 2. Bon pour IE8 on est dans le lancement classique d'un nouvel opus du navigateur MS. Rien de très excitant. D'accord, d'accord la liste est longue, les nouveautés sont nombreuses. MS va dans le bon sens (adhérence à la norme). Mais on ne fait pas trois jours de symposium pour lancer un nouvel Internet Explorer. Alors ? Alors Silverlight ! Le battage commence. On avait déjà vu de quoi était capable le « flash killer » avec le site de Quicksilver. Il était temps de faire adhérer plus de marques. Ça commence bien : NBC Olympics, Hard Rock Memorabilia, Aston Martin. Les autres devraient suivre.
  • Expression Studio 2. A tester sans attendre, la version beta de la suite graphique nouvelle mouture.
  • SQL Server Data Services, voilà aussi des termes qui font plaisir. On entre dans le cloud computing. Le début d’une nouvelle ère ?
  • ASP.NET MVC et la preview de Deep Zoom Composer. Quelques bonne heures de programmation et de design en perspective pour tester tout ça.

Et ce n'est que la première journée. Le meilleur est pour la seconde journée tout à l'heure (décalage horaire oblige) avec l'intervention de Steve Balmer pour un Q&A sur IE8. Et mon petit doigt me dit que le numéro un ne va pas se déplacer juste pour parler de IE.

Pour un résumé de la journée en anglais : le blog de Chris Koenig.

jeudi 21 février 2008

[TechDays 2008] Conclusion : vertige

image Un mot m'était venu l'année dernière à l'issue des TechDays: intense. Le nombre de présentations, le nombre de grosses pointures, l'étendue des sujets abordés. Cette année, le mot ne suffit presque plus, un autre conviendrait plus: vertige. 104 partenaires (dont SFEIR bien entendu), 300 sessions, 16000 participants etc.

Alors bien sûr toutes les présentations n'étaient peut-être pas du plus haut niveau, certaines visions pouvaient paraître un peu centrées. Mais dans l'ensemble, franchement, on en redemande. Et on attend avec impatience les webcasts des présentations qu'on n'a pas pu voir et il y en a beaucoup. Parce que le plus dur c'était quand même de choisir.

Un grand coup de chapeau à l'organisation: pas de vraie cohue ni à l'entrée des salles ni pour le repas (on va encore dire que je ne pense qu'à manger mais l'année dernière on avait été pas mal à rester à jeun faute de sandwitch, pas cette année). Le village était bien réparti et accueillant. Les labs encore plus nombreux.

imageUn point très positif aussi tient dans l'auditoire très à niveau dans la plupart des présentations. Les questions en étaient le reflet. Et le brassage lui même était intéressant entre les experts venus confronter leur vision sur des sujets pointus et les novices papillonnant entre présentations et stands où poser son CV.

Ce qui ressort enfin cette année c'est l'ouverture. Il ne s'agit pas seulement du village des partenaires. Avoir offert un vrai créneau à des tiers pour une journée entière de présentation (je pense bien sûr à DNG), cela montre une chose: la communauté .Net peut exister et elle a un bel avenir.

Restera un très bon souvenir, trois jours très intenses et trop rapides. Le plein d'idées, plein d'envies, plein de projets, trop peut-être. Encore une fois, il va falloir choisir.

Blog des Techdays

DotNetGuru.org (DNG)

mardi 12 février 2008

[TechDays 2008 - J2] Présentation de Rosario

rosario La prochaine évolution de Visual Studio Team System a été présentée par Florent Santin et Mathieu Szablowski de Winwise.

Une nouvelle mouture très aboutie mais sans révolution, là où l'emploi d'un nom de code pouvait laisser espérer quelques avancées majeures. Cette version est pour le moment disponible en VPC uniquement ou en CTP (Community Technology Preview), inutile d'espérer l'installer directement.

Trois déclinaisons principales du team system ont été présentées : Team developper, Team Tester et Team architect.

  • Le Team architect adresse enfin les software factories.
  • Le Team Tester offre Camano, un outil de création, d'organisation et d'exécution des tests. Mais aussi un "Manual test run" qui semble un peu archaïque à l'heure de l'industrialisation et du TDD, avec toutefois une option intéressante d'attachement au work-item d'une vidéo du déroulement du test si celui-ci est reporté comme en échec. Les tests fonctionnels sont gérés bien entendu, ainsi que les campagnes de tests et les recettes.
  • Le Team Developper offre lui trois nouveautés plus significatives :
    • L'Historical Debugger qui permet d'analyser la pile d'appels après coup pour remonter jusqu'à une exception.
    • Un "Stand alone debugger" qui déploie sur n'importe quel support un environnement minimal donnant accès à l'exécution du programme en mode debug ne nécessitant pas Visual Studio. Idéal pour un débuguage rapide sur la machine d'un utilisateur ou de votre maîtrise d'ouvrage qui n'est pas équipée de l'IDE.
    • Code Analysis : le strict équivalent de FxCop mais intégré cette fois dans Visual Studio. Avec ses Rules Set et sa customisation habituelle.

D'après les speakers, les retours d'utilisateurs sur cette CTP sont tous très positifs. Mais le message est clair : Visual Studio 2008 offre déjà la plupart des vraies nouveautés mises en avant.

Morale de l'histoire: n'attendez pas Rosario, courrez installer Visual Studio 2008.

[TechDays 2008 - J2] GreenPepper.Net

greenpepper_1 Une présentation très vivante, avec deux super speakers qui n'ont juste pas eu le temps de présenter concrètement le produit GreenPepper à notre grand regret. Mais le sujet qui amène la démo était très riche et très dense (trop ?).

D'abord un tour d'horizon sur les tests de non régression et les pratiques agiles.

La problématique principale: la communication entre utilisateurs et développeurs. Et dans ce cadre, le rôle de l'analyste d'affaire.

Un petit tour pour rire sur le cycle en V: série de documents passés de personnes à personnes, beaucoup de documents transmis et de plus en plus volumineux. Communication par documents écrits qui rend difficile le passage de tous les messages. Formalisme spécialisé, sources d'information multiples, difficile à maintenir, avec une traçabilité faible. On ne peut pas tester des documents. A cela se rajoute le fait que les gestions des exigences et de projet sont souvent mal intégrées.

Une petite présentation de Scrum mais aussi du Manifeste Agile et ses 4 règles d'or.

Insiste bien sur l'importance des tests. Et le côté contradictoire de la plupart des projets: quand toutes les phases du projet décalent, on compresse ce qui vient en dernier: les tests. Donc quand on code plus, on teste moins! Et c'est quasiment inévitable quand on garde l'écriture des tests pour la fin.greenpepper_2

De l'importance d'écrire les tests avec l'utilisateur comme les exigences elles-mêmes. C'est une partie très itérative, un peu de test écrit, un peu de code, on teste et on recommence. L'idée est de créer un environnement collaboratif.

Très concrètement, les tests sont là pour aider plutôt que contraindre et ennuyer le développeur.

Donc ils n'ont pas présenté leur produit, mais... il y a des présentations en ligne sur leur site: http://greenpeppersoftware.com

[TechDays 2008 - J2] Applications pour Facebook et Popfly

Session en deux parties.

IMG_2560_20    

La première partie par Thomas Conté présente le développement et le déploiement d'applications pour facebook. Il en ressort une simplicité de développement aidée par des outils bien aboutis et un issue tracker très vivant. Avec une limitation tout de même au niveau de l'instabilité inhérente à l'API de facebook, qui n'assure pas toujours la compatibilité ascendante.

Quelques idées clés:

- utiliser le Facebook Developer Kit (ou le Facebook.Net) sur Codeplex. (http://www.microsoft.com/express/samples/facebook/Default.aspx ou http://blogs.msdn.com/coding4fun/archive/2007/05/24/2854939.aspx)

- Ajouter dans son profil application l'item "Developer".

- Le développement est celui d'une application Asp.Net classique.

- Un Add-on pour VS: Web Deployment Project

- Pour publier la Base de données utiliser le "Publish To Provider"

La seconde partie par Christophe Lauer présente PopFly qui est l'éditeur de mashup web de Microsoft par assemblage de briques. Il s'agit là d'un IDE intégralement porté par le navigateur internet. Pas besoin ici d'installer quoi que ce soit. Le développement est très intuitif et s'adresse principalement aux néophytes. Les blocs standards, ceux partagés par la communauté, sont là pour servir de base aux nouveaux développements. On peut donc démarrer très vite. Pour aller plus loin en revanche, mieux vaut bien connaître Javascript. Un bloc Popfly est un couple de fichiers (un fichier XML de description et un fichier Javascript pour la logique applicative). popfly_2

Deux idées sympathiques : on peut dériver d'un WSDL très simplement et dans un autre registre on peut "détourner" un flux RSS (avec l'accord de son propriétaire bien entendu) pour le filtrer ou l'enrichir. Et la démo était assez bluffante.

Pour finir: un très bon article (et en français) sur la MSDN : http://msdn2.microsoft.com/fr-fr/asp.net/cc136629.aspx

plus le blog de Christophe Lauer : http://blogs.msdn.com/clauer/archive/2008/01/18/ecrire-vos-propres-blocs-de-code-pour-popfly.aspx

lundi 11 février 2008

[TechDays 2008 - J1] .Net et l'Open Source: Retour d'expérience

IMG_2494_10 Cette dernière présentation du symposium DNG de la journée a permis de sortir un peu du cadre strict et compassé de la technologie propriétaire. Ici on parle d'un mouvement nouveau dans le monde Microsoft mais qui devient de moins en moins marginal: l'Open Source en .Net. S'il est vrai que sur un tel sujet on passe très rapidement de l'objectif au subjectif, on se doit d'aborder cet angle d'approche d'un projet d'un point de vue rationnel et factuel. Car face à des décideurs, la seule notion de coût ne peut suffire, surtout sur de gros projets et d'autant plus que le coût réel fait souvent l'objet de débats. Débats qui masquent malheureusement l'objectif premier du choix technologique: l'efficacité.

Or malgré la jeunesse des technologies dont il est question ici, il est possible de prendre les projets existants comme autant d'éléments de comparaison avec des solutions plus classiques considérées souvent à tort comme seules envisageables.

Un cas concret et réel a servi de fil rouge à l'exposé, celui d'une application centrale, critique et volumineuse, dans un environnement projet tendu avec un timing serré. Rien qui permettait d'envisager une ouverture à de l'open source à priori. Et malgré tout, le projet, appuyé sur les frameworks Spring.Net, NHibernate et Common.Logging a été un succès à tous les niveaux. IMG_2483_10

Tout comme c'était le cas ici, il y a clairement des situations où une solution peut amener un réel avantage concurrentiel et c'est parfois une solution open-source. Mais les barrières psychologiques à franchir restent nombreuses.

Et pourtant, force est de constater la vigueur et le sérieux des projets open source en .Net qui bénéficient pour certains d'entre eux d'équipes conséquentes. C'est un nouveau paradigme, une nouvelle économie, qu'il convient d'aborder objectivement une fois passée l'utopie des débuts. On peut et on doit faire du business avec l'open source.

Il ressort de cette vision un constat: là où la communauté Java a une existence propre et une vrai légitimité, côté .Net la communauté reste à "inventer".

[TechDays 2008 - J1] Présentation de VOLTA

2nde présentation du symposium DNG de la journée, par Eric Meyer et en anglais.

meyer largeEric a beaucoup insisté sur le coût d'entrée à toute nouvelle technologie. Le but, lors de la création de VOLTA, était clairement de le réduire à 0, ce qui augmente les chances d'adoption. Avec humour, distance et clarté il a démontré la simplicité de mise en oeuvre de la chose. L'idée maîtresse étant de prendre AJAX comme : 1 tiers application + refactoring. Il ne faut surtout pas revoir toute la conception du logiciel en fonction. Volta est là pour créer une application RIA. Le split en N-tiers est automatique après sélection de l'option "end to end profiling" dans les propriétés du projet. Le mot d'ordre étant "No code change". meyerVolta

Et question asynchrone, c'est beaucoup plus simple que le pattern async et l'ordre de retour des appels successifs est plus simple à contrôler.

Un outil à voir au passage: le "Microsoft Services Trace Viewer". Il donne une vision en diagramme de séquences des requêtes et réponses, ce qui aide bien pour le split.

[TechDays 2008 - J1] LINQ et ENTITY Framework

La présentation de Sébastien Ros et Fabrice Marguerie sur l'Entity Framework et (un peu moins, ils ont eu moins le temps) LINQ. En quelques schémas efficaces et démos simples et directes, ils ont démontré leurs trois axes majeurs pour EF: Innovant; Evolutif; Adapté à l'industrie.

En substance EF n'est pas qu'un ORM. Il propose bien plus que ça. Il insère le modèle conceptuel (Entity et Relationship) entre les objets services et le modèle logique relationnel (DataTable...). Comme le dit le speaker: "EF permet l'abstraction ultime de toute source de données".

Quelques mots à retenir (et à approfondir dès que possible) :

- Entity Framework Entity Bag (Perseus)

- Entity Client Data Provider

- Les filtres dans EF

Et en passant un petit conparatif de perfs entre 5 ORM du marché dont EF. Il en ressort une nette avance de LLBLGen et EUSS suivis de près par NHibernate.

samedi 9 février 2008

J-2 : On y est presque

On se prépare. Certains peaufinent leur présentation, cherchent un dernier sursaut d'inspiration, une phrase choc.

La pression monte. C'est un peu comme une veille de championnat. Les derniers échauffements. La fébrilité d'avant match.

Moi ça va. Pas la pression. Juste à être en forme pour assister à 8 présentations par jour. Bon j'hésite encore entre 25 conférences le même jour. Il va falloir choisir. Mais 2008 va être tellement riche... Et je ne veux rien rater. Silverlight, F#, la programmation parallèle, Volta, la DLR, Sync, Linq, les DNG Symposium, Rosario, WPF, WCF, WF, les Software+Services... On ne sait plus où donner de la tête. C'est le supplice de Tantale !

En attendant je vérifie pour la dixième fois que l'appareil photo marche bien. Les piles sont chargées. Les cartes vides.

C'est bien le premier week-end ou je me dis: "vivement lundi". Mais c'est un fait. Vivement lundi !

page 2 de 2 -