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dimanche 10 avril 2011

Du Jersey, du Guice et de l'App Engine 2/3

Dans le dernier article, nous disposions d'un service Hello World qui renvoyait du texte brut. Cette fois, nous allons lui ajouter la capacité à répondre du xml en sérialisant le message avec JAX-B.

Tout d'abord, notre nouvelle réponse sera faite par l'objet suivant :

XmlRootElement
@XmlAccessorType(XmlAccessType.FIELD)
public class Hello {
 
 private String message;
 private String name;
 
 public Hello(){
 }
 
 public Hello(String message, String name) {
  super();
  this.message = message;
  this.name = name;
 }
 
 public String getMessage() {
  return message;
 }
 
 public void setMessage(String message) {
  this.message = message;
 }
 
 public String getName() {
  return name;
 }
 
 public void setName(String name) {
  this.name = name;
 }
 
 @Override
 public int hashCode() {
  return Objects.hashCode(message, name);
 }
 
 @Override
 public boolean equals(Object obj) {
     if(obj instanceof Hello){
         final Hello other = (Hello) obj;
         return Objects.equal(message, other.message)
             && Objects.equal(name, other.name);
     } else{
         return false;
     }
 }
}

La ressource exposée évolue peu :

Path("hello")
@Singleton
@Produces(MediaType.APPLICATION_XML)
public class HelloResource {
 
 @Context 
 UriInfo uriInfo; 
 
 @Inject
 private HelloService helloService;
 
 @GET
 @Path("/{name}")
 public Hello reply(@PathParam("name") String name){
  return helloService.saysHelloToSomeone(name);
 }

 @POST
 public Response send(String name){
  Hello hello = helloService.sendHello(name);
  URI uri = uriInfo.getAbsolutePathBuilder().build();
  return Response.created(uri).entity(hello).build();
 }  
 
 
 public void setHelloService(HelloService helloService) {
  this.helloService = helloService;
 }
 
}

Les opérations de marshall/unmarshall sont opérées directement par Jersey lui même.

De même, les tests vont peu évoluer, seul le type de données attendu va changer. Nous aurons par exemple :

@Test
 public void shoulReplyHello(){
  String name ="Nicolas";
  String hello = "Hello "+name;
  when(helloServiceMock.saysHelloToSomeone(name)).thenReturn(hello);
  
  ClientResponse response = resource().path("hello").path(name).get(ClientResponse.class);
  
  verify(helloServiceMock).saysHelloToSomeone(name);
  assertThat(response.getClientResponseStatus()).isEqualTo(Status.OK);
  assertThat(response.getType()).isEqualTo(MediaType.TEXT_PLAIN_TYPE);
  assertThat(response.getEntity(String.class)).isEqualTo("Hello Nicolas");
  
 }

Et c'est tout, pour aujourd'hui ...

Bon ok, je reconnais, c'est un peu l'arnaque cet article, il y a peu de choses à faire. Mais n'est ce pas justement ça qui est intéressant, non ?

La prochaine fois, nous terminerons cette ballade autour de Jersey en générant du JSon.

Le code est disponible ici.

samedi 2 avril 2011

Du Jersey, du Guice et de l'App Engine 1/3

J'avais déjà parlé, dans de précédents articles, de la génération de xml et de json avec Jersey. Et si maintenant, on s'amusait à générer du protobuf ?
On parle de protobuf pour Protocol Buffers, une techno Google pour encoder des structures de données. Ce format de données compact est utilisé en interne chez Google des échanges de données. Etant basé sur la déclaration d'une structure de données dans un idl, protobuf possède plusieurs implémentation et est ainsi utilisable dans plusieurs langage. En java, la génération du code cible se fait avec ant. Mais bien sur reste utilisable avec maven par le plugin ant.
Nous allons reprendre notre Hello qui avait d'exemple. Voici sa structure protobuf :

package nfrancois.poc;

option java_package = "nfrancois.poc.protobuf.model";
option java_outer_classname = "HelloProto";

message Hello {
  required string name = 1;
  required string message = 2;
}


La structure se comprend assez facilement. Attention par contre, au trompeur package de 1ère ligne, qui n'est pas lié à la notion de package que nous avons en java. Il sert comme espace de nommage et éviter des collisions de nom si plusieurs objets protobuf portent le même nom. Puisque depuis cette idl, je pourrai aussi bien générer en C++ ou un autre langage, le vrai nom de package java est indiqué par l'option "java_package", de la même façon pour le nom de classe qui va tout encapsuler qui sera "java_outer_classname"
Pour plus d'information sur protobuf, je vous invite à consulter sa page google code.
Le générateur protobuf générera un fichier HelloProto.java, qui permettra de manipuler les Hello : création via pattern builder, encodage/désencodage, ... Le "vrai" Hello sera encapuslé au sein de ce dernier. Comme je disais, je génère le java par le ant plugin de maven :

<plugin>
 <groupid>org.apache.maven.plugins</groupId>
 <artifactid>maven-antrun-plugin</artifactId>
 <version>1.6</version>
 <executions>
  <execution>
   <id>generate-sources</id>
   <phase>generate-sources</phase>
   <configuration>
    <target>
     <exec executable='protoc'>
             <arg value='--java_out=src/main/java' />
             <arg value='src/main/resources/Hello.proto' />
             </exec>
    </target>
   </configuration>
   <goals>
    <goal>run</goal>
   </goals>
  </execution>     
 </executions>
</plugin>


et bien sûr des dépendances protobuf

<dependency>
    <groupid>com.google.protobuf</groupId>
    <artifactid>protobuf-java</artifactId>
    <version>2.4.0a</version>
</dependency>


Le contrat de test sera assez proche de se que nous avions dans les tests précédents :

@Test
public void shoulReplyHello(){
 // Given
 String message = "Hello";
 String name ="Nicolas";
 Hello hello = HelloProto.Hello.newBuilder().setName(name).setMessage(message).build();
 when(helloServiceMock.saysHelloToSomeone("Nicolas")).thenReturn(hello);
 // When
 ClientResponse response = resource().path("hello").path(name).get(ClientResponse.class);
 // Then
 verify(helloServiceMock).saysHelloToSomeone(name);
 assertThat(response.getClientResponseStatus()).isEqualTo(Status.OK);
 assertThat(response.getType().toString()).isEqualTo("application/x-protobuf");
 Hello entity = response.getEntity(Hello.class);
 assertThat(entity).isNotNull().isEqualTo(hello);
}


La resource REST, elle aussi va peut évoluer :

@Path("hello")
@Singleton
@Produces("application/x-protobuf")
public class HelloResource {
 
 @Inject
 private HelloService helloService;
 
 @GET
 @Path("/{name}")
 public Hello reply(@PathParam("name") String name){
  return helloService.saysHelloToSomeone(name);
 }
 
 public void setHelloService(HelloService helloService) {
  this.helloService = helloService;
 }
 
}


La difficulté à laquelle il faut se confronter, c'est que Jersey ne permet pas de gérer de base le protobuf… Pas grave, on va s'occuper de faire le lien entre l'encodage/désencodage de protobuf et Jersey.

Commençons par le reader qui s'occupe de désencoder le protobuff. Pour celà, nous devons implémenter l'interface MessageBodyReader où nous aurons du code technique protobuf.

@Provider
@Consumes("application/x-protobuf")
@Singleton
public class ProtobufMessageBodyReader implements MessageBodyReader<Message> {

 public boolean isReadable(Class<?> type, Type genericType, Annotation[] annotations,
                                                            MediaType mediaType) {
  return Message.class.isAssignableFrom(type);
 }

 public Message readFrom(Class<Message> type, Type genericType, Annotation[] annotations, 
    MediaType mediaType, MultivaluedMap<String, String> httpHeaders, InputStream entityStream)
    throws IOException, WebApplicationException {
  try {
   Method newBuilder = type.getMethod("newBuilder");
   GeneratedMessage.Builder builder = (GeneratedMessage.Builder) newBuilder.invoke(type);
   return builder.mergeFrom(entityStream).build();
  } catch (Exception e) {
   throw new WebApplicationException(e);
  }
 }

}



C'est par le content type "application/x-protobuf" que JAX-RS fera matcher le type le reader/writer à l'entrée/sortie de la resource. Pour l'encodage, c'est l'interface MessageBodyWriter qu'il faut implémenter.

@Provider
@Produces("application/x-protobuf")
@Singleton
public class ProtobufMessageBodyWriter implements MessageBodyWriter<Message> {
 public boolean isWriteable(Class<?> type, Type genericType, Annotation[] annotations,
                                                              MediaType mediaType) {
  return Message.class.isAssignableFrom(type);
 }

 private Map<Object, byte[]> buffer = new WeakHashMap<Object, byte[]>();

 public long getSize(Message m, Class<?> type, Type genericType, Annotation[] annotations, 
                                                                 MediaType mediaType) {
  ByteArrayOutputStream baos = new ByteArrayOutputStream();
  try {
   m.writeTo(baos);
  } catch (IOException e) {
   return -1;
  }
  byte[] bytes = baos.toByteArray();
  buffer.put(m, bytes);
  return bytes.length;
 }

 public void writeTo(Message m, Class type, Type genericType, Annotation[] annotations, 
                MediaType mediaType, MultivaluedMap httpHeaders, OutputStream entityStream)
                throws IOException, WebApplicationException {
  entityStream.write(buffer.remove(m));
 }
}


La configuration de test, quant à elle sera un peu plus complexe, car il faut que la partie cliente puisse désencoder toute seule le protobuf :

protected AppDescriptor configure() {
 ClientConfig clientConfig = new DefaultClientConfig();
 clientConfig.getClasses().add(ProtobufMessageBodyReader.class);
 clientConfig.getClasses().add(ProtobufMessageBodyWriter.class);
 injector = Guice.createInjector(new ServletModule() {
 @Override
 protected void configureServlets() {
  bind(ProtobufMessageBodyReader.class);
  bind(ProtobufMessageBodyWriter.class);
  bind(HelloResource.class);
  serve("/*").with(GuiceContainer.class);
  }
 }); 
 return new WebAppDescriptor.Builder()
          .contextListenerClass(GuiceTestConfig.class)
          .filterClass(GuiceFilter.class)
          .clientConfig(clientConfig)
          .servletPath("/")
          .build();
}


Le code complet est ici.

samedi 26 mars 2011

Etendre les assertions de Fest Assert

C'est lors de la présentation de David Gageot sur les test au Paris JUG du mois de janvier que j'ai découvert Fest-Assert. J'ai rapidement été enthousiaste sur son utilisation. En plus de sa syntaxe proche d'un langage naturel, il permet d'étendre ses assertions en fonction de ses besoins. Voici 2 façons d'utiliser ce mécanisme :


Utilisation d'une Condition.

Ce cas de figure est à utiliser lorsque l'objet que je souhaite vérifier possède déjà son objet d'assertion (StringAssert, FileAsset, ... ) ou si celle ci est simple. Il faut pour cela étendre la classe Condition<T> et implémenter la méthode public boolean matches(<T> value). Imaginons pas exemple que je souhaite vérifier que ma liste contienne un nombre impair d'éléments. Je vais écrire la conditions suivantes :

private class IsListeTailleImpaireCondition extends Condition<List<?>> { 

 
     @Override 
     public boolean matches(List value) { 
          if(value == null){ 
               return false; 
          } else { 
               return value.size()%2==1; 
          } 
     } 

} 

Son utilisation s'avère très simplement :

assertThat(maListe).is(new IsListeTailleImpaireCondition()); 

ou :

assertThat(maListe).satifies(new IsListeTailleImpaireCondition()); 

La différente entre les 2, n'est qu'au niveau sémantique, la validation est équivalente. Et si on veut vérifier le contraire alors ? Rassurez vous, pas besoin d'écrire une condition inverse, Fest-Assert possède des méthodes pour ça : .isNot(...) ou .doesNotSatisfy(...)


Créer son objet d'assertion.

Ce cas de figure est adapté aux cas où mon objet ne possède pas son objet d'assertions. Là, depuis la version 1.4 qui date d'il y a peu, c'est devenu beaucoup plus simple. : il suffit d'étendre la classe GenericAssert et d'implémenter les méthodes que je souhaite, sans oublier bien sûr de retourner une instance de l'objet d'assertion afin de pouvoir chaîner les méthodes. Imaginons que je souhaite développer mes assertions sur DateTime de jodatime :

import static org.fest.assertions.Formatting.inBrackets; 

import static org.fest.util.Strings.concat; 
import org.fest.assertions.GenericAssert; 
import org.joda.time.DateTime; 

/**
 * Assertions for <code>{@link org.joda.time.DateTime}</code>.
 */ 
public class DateTimeAssert extends GenericAssert<DateTimeAssert, DateTime>  { 

/**
 * Creates a new {@link org.joda.time.DateTimeAssert}.
 * @param actual the target to verify.
 */  

 public DateTimeAssert(DateTime actual) { 
     super(DateTimeAssert.class, actual); 
 } 

 /**
  * Vérifie que le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} est avant celui passé en paramètre.
  * @param Le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} avec lequel on compare.
  * @return L'objet d'assertion.
  */ 

 public DateTimeAssert isBefore(DateTime expected){ 
     isNotNull();   
     if(actual.isBefore(expected)) { 
      return this; 
     } 
     failIfCustomMessageIsSet(); 
     throw failure(concat(actual(), " should be before to :", inBrackets(expected))); 
 } 

 /**
  * Vérifie que le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} est avant ou égale à celui 
  *  passé en paramètre.
  * @param Le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} avec lequel on compare.
  * @return L'objet d'assertion.
  */ 
 public DateTimeAssert isBeforeOrEquals(DateTime expected){ 
     isNotNull();   
     if(actual.compareTo(expected) <= 0) { 
      return this; 
     } 
     failIfCustomMessageIsSet(); 
     throw failure(concat(actual(), " should be before to :", inBrackets(expected))); 
 }  

 /**
  * Vérifie que le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} est après
  * celui passé en paramètre.
  * @param Le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} avec lequel on compare.
  * @return L'objet d'assertion.
  */  

 public DateTimeAssert isAfter(DateTime expected){ 
     isNotNull();   
     if(actual.isAfter(expected)) { 
      return this; 
     } 
     failIfCustomMessageIsSet(); 
     throw failure(concat(actual(), " should be after to :", inBrackets(expected))); 
 } 

 /**
  * Vérifie que le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} est après ou égale à celui 
  * passé en paramètre.
  * @param Le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} avec lequel on compare.
  * @return L'objet d'assertion.
  */  
 public DateTimeAssert isAfterOrEquals(DateTime expected){ 
     isNotNull();   
     if(actual.compareTo(expected) >= 0) { 
      return this; 
     } 
     failIfCustomMessageIsSet(); 
     throw failure(concat(actual(), " should be after to :", inBrackets(expected))); 
 }  

 /**
  * Vérifie que le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} est compris dans l'intervale de
  * ceux passés en paramètre.
  * @param Le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} de début d'intervallle
  * @param Le {@code org.joda.time.DateTimeAssert} de fin d'intervallle
  * @return L'objet d'assertion.
  */ 
 public DateTimeAssert isBetween(DateTime begin, DateTime end){ 
     isNotNull(); 
     if(actual.compareTo(begin) >= 0 && actual.compareTo(end) <= 0) { 
         return this; 
     } 
     throw failure(concat(actual(), " should be between :", 
                  inBrackets(begin), " and ", inBrackets(end)));   
 } 

 private String actual() { 
     return inBrackets(actual); 
 } 

} 

Pour m'en servir, je dois le rattacher à un point d'entrée, comme Assertions classe de base de Fest-Assert.

public class MyAssertions { 

 public static DateTimeAssert assertThat(DateTime actual) { 
     return new DateTimeAssert(actual); 
 } 

} 

Et pour finir, je n'aurais plus qu'à faire par exemple :

MyAssertions.assertThat(maDate).isBeetwen(debutPeriode,finPeriode); 

mardi 1 mars 2011

Retour d'expérience d'un projet GWT : 6 Ecrire des tests unitaires avec Mockito (6/8)

Le contexte:

Le projet a pour but d'améliorer l'ergonomie et l'usabilité du back office d’un produit en cours de développement réalisé en collaboration avec SFEIR

Dans le cadre de ce projet, la version de GWT utilisée passe de la 1.7.1 à la 2.0.3 afin de bénéficier des nouvelles fonctionnalités offertes par cette version. De nouveaux pattern de développement ont également été mis en place au cours de ce projet.

Voici une série d'article sur les nouveautés de GWT 2, les choix d'architectures, et bibliothèques utilisés qui font part de notre retour d'expérience sur le sujet. Ces articles ont été écris par David Aboulkheir, Patrice de Saint Steban et Cyril Lakech

  1. Nouveautés de GWT 2.0
  2. UiBinder, enfin une forte collaboration entre le designer et le développeur
  3. Intégration facile de maquette Html en GWT 2
  4. Architecture Modèle-Vue-Presenteur
  5. Implémentation Modèle-Vue-Présenteur
  6. Ecrire des tests unitaires avec Mockito
  7. Mise en place de Gin sur le projet
  8. Internationalisation

Tester une application GWT avec une architecture MVP permet de pouvoir écrire des tests JUnit en java pure sans utiliser l'implémentation GWT de JUnit qui démarre un serveur web et un navigateur pour lancer les tests unitaires. Ce qui prend du temps si l'on doit exécuter ses tests à chaque modification de l'application.

Pour qu'il soit possible d'écrire des tests en Java pure, il faut que le Présenter ne possède aucune référence à des classes du package Ui de GWT. C'est à dire toutes les classes qui étendent Widget et qui permettent d'afficher des informations, ce qui logiquement doivent être définie dans la vue. Il faut ainsi écrire un contrat entre le présenteur et la vue sous la forme d'une interface Display. Ce contrat ne doit posséder que des paramètres et valeurs de retour définie par une interface ou pouvant être utiliser par Java (pas de TextBox getLogin() mais un HasValues<String> getLogin() ou toute autre classe faisant référence à des Widget GWT)

De même, il n'est pas possible d'utiliser GWT.create() autrement dit, pour instancier les services RPC, les classes de Constantes pour l'internationalisation, etc ...

Il est donc nécessaire de faire ses instanciations en dehors du Presenter, et ne prendre en paramètre que l'interface de ceux-ci. Il deviens ainsi possible de créer une version spécifique pour les tests, en règle générale, on va écrire des classes qui implémentent les interfaces avec du code minimal pour réaliser nos tests (getter, setter, hash maps pour enregistrer les données, calcule simple ...). Ces classes doivent être maintenue lors que l'on modifie l'application, et peuvent avoir des bugs qui empêche le test de fonctionner correctement.

C'est là que Mockito prend toute sa puissance, en implémentant automatiquement ses interfaces et en ajoutant le comportement de ceux-ci.

Il faut ajouter la dépendance à Mockito à Maven :

     <dependency>
         <groupId>junit</groupId>
         <artifactId>junit</artifactId>
         <version>4.8.1</version>
         <scope>test</scope>
     </dependency>
     <dependency>
         <groupId>org.mockito</groupId>
         <artifactId>mockito-all</artifactId>
         <version>1.8.5</version>
         <scope>test</scope>
     </dependency>

Les tests doivent être écrit avec JUnit 4 et être exécutés par le Runner spécifique de Mockito (si on veux utiliser les annotations automatique permettant de créer les mock et les arguments captor)


Mockito

Mockito est un générateur automatique de doublures. Il fonctionne sur le mode de l'espion :

  • On crée les mocks;
  • On décrit leur comportement
  • Ensuite, à l'exécution, toutes les interactions avec les mocks sont mémorisés ;
  • à la fin du test, on interroge les mocks pour savoir comment ils ont étés utilisés.

Toutes les méthodes de mockito sont des méthodes static de la classe Mockito, il est donc nécessaire d'importer statiquement ses méthodes pour simplifier l'écriture :

import static org.mockito.Mockito.*;

On crée un mock soit avec la méthode mock :

MonInterface mock = mock(MonInterface.class);

soit en utilisant l’annotation @Mock:

@Mock
MonInterface mock;

Il n'est pas nécessaire que MonInterface soit une interface, il est possible de mocker une classe (mock(Widget.class) permet d'utiliser une classe GWT dans le test dans que cela pose de problème, une version vide ayant les mêmes méthodes publique est créé par mockito)

On décrit ensuite le comportement attendu de notre mock :

when(mock.maMethode()).thenReturn(42);

On appelle les tests, qui font des interactions avec notre mock, et enfin on vérifie ses interactions

verify(mock).maMethode();

Cette dernière ligne vérifie que la méthode maMethode() a bien été appelé durant le test.


Définir le comportement d'un mock

Pour définir, le comportement d'un mock, on utilise when() auquel on passe en paramètre l'appel que l'on veux définir, c'est à dire l'appel de la méthode avec les paramètres que l'on doit répondre :

interface Add {
    public int add(int a, int b);
}

Si on veux émuler le comportement de notre méthode add qui additionne les deux paramètres, on va donner les résultats pour des paramètres données :

Add mockAdd = mock(Add.class);
when(mockAdd.add(1, 1)).thenReturn(2);
when(mockAdd.add(5, 7)).thenReturn(12);

Ainsi si dans notre test, on appelle mock.add(1, 1), le retour sera 2.

On peux donner plusieurs valeurs de retour qui seront retourné dans l'ordre :

Par exemple, si on veux simulé les retours de la methode random, on fera :

when(randMock.random()).thenReturn(5, 18, 86, 42);

Ainsi le premier appel de random() retournera 5, et le quatrième appel retournera 42 (ainsi que tous les suivants).

On peux aussi simuler l'envoie d'une exception avec la method thenTrow() :

when(mock.div(anyIn(),0)).thenTrow(new Exception("Division par zéro));

Qui lancera alors une exception lors que le deuxième paramètre est un zéro.


Vérifier les appels aux mock

La méthode verify() qui prend en parametre permet de vérifier qu'une méthode à bien été appeler :

verify(mock).mustCall(1)

Cette ligne permet de vérifier que la méthode mustCall a bien été appelé lors du test, et de plus permet de vérifier que le paramètre est bien 1.

On peux tester le nombre de fois où la methode a été appellé :

verify(mock, times(5)).add(anyString());

On vérifie ici que la méthode add a été appellé 5 fois avec une chaînes de caractères en paramètre.

Si on veux tester plus de choses sur les arguments, il est possible de les capter (les enregistrer) pour ainsi faire des tests plus poussé dessus :

ArgumentCaptor<User> captor = ArgumentCaptor.forClass(User.class);
verify(userservice).login(captor.capture());
assertEquals("login", captor.getValue().getLogin());

On peux aussi vérifier qu'il n'y a pas eu d'interaction avec un mock

verifyZeroInteractions(mock);


Utilisation avec GWT

Si on veux tester qu'un événements a bien été envoyé par GWT, on utilise les mock et les ArgumentCaptor :

@Captor
ArgumentCaptor<ValueChangeEvent<String>> valueChangeEventCaptor;

@Mock
ValueChangeEventHandler<String> handler;

@Test
void testValueChangeEventHandler() {
    TestClassWithValueChangeHandlers test = new TestClassWithValueChangeHandlers();
    //On s'enregistre dans l'eventBus à l'évènement click
    test.addValueChangeHandler(handler);
    //On appelle la methode à tester qui envois notre évènement ValueChange();
    test.setValue("newValue");
    //On vérifie que celui-ci a bien été appellé
    verify(handler).onValueChange(valueChangeEventCaptor.capture());
    //On test que la nouvelle valeur est bien danc l'object event :
    assertEquals("newValue",             valueChangeEventCaptor.getValue().getValue());
}

Références Documentation de Mockito